À Béziers, le GEM Beaux-Arts, une seconde famille pour les cérébro-lésés
GEM Beaux-Arts à Béziers: une seconde famille pour cérébro-lésés

Le Groupe d'Entraide Mutuelle (GEM) Beaux-Arts de Béziers offre un espace de rencontres, d'échanges et d'activités aux personnes souffrant de traumatismes crâniens ou de lésions cérébrales. Situé boulevard de la Liberté, ce groupe est devenu autonome en 2023, après avoir été une antenne de l'association mère de Montpellier depuis 2013. Il compte désormais une quarantaine d'adhérents, contre trois à ses débuts.

Un espace d'entraide et d'activités variées

Le GEM Beaux-Arts propose des activités artistiques, sportives, de sophrologie, des sorties et du billard. Chaque jeudi, un repas partagé rassemble les membres. L'humour et la bonne humeur sont de mise, comme le souligne Fabienne Clee, animatrice salariée de l'association : "Nous avons chacun nos problèmes, mais lorsqu’on passe la porte, ce problème est mis de côté." Le groupe mène également des actions de sensibilisation, notamment auprès des jeunes de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), avec un projet de clip sur la sécurité routière prévu en septembre.

Une gestion collégiale et inclusive

Depuis son autonomie, le GEM est géré de façon collégiale par ses bénéficiaires, avec un bureau de huit personnes. Il accueille des personnes porteuses d'autres handicaps. Eric, adhérent depuis 2015 et ancien vice-président, témoigne : "Nous sommes tous différents les uns des autres. Quand on vient ici, il n’y a plus cette différence." Victime d'un accident de la route, il a passé six mois dans le coma avant de rejoindre le groupe.

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Un lieu de ressources et d'orientation

Le GEM Beaux-Arts sert aussi de lieu de ressources d'informations et d'orientation pour le quotidien. Fabienne Clee explique : "Ce qui leur est arrivé est souvent en lien avec la route, les drogues ou l’alcool. Ce sont des gens qui étaient comme tout le monde avant, avec une vie sociale, un travail. Du jour au lendemain, ils se retrouvent handicapés, c’est compliqué de faire le deuil de la personne qu’on a pu être avant et d’accepter la personne qu’on est devenu."

Un groupe comme une seconde famille

Mohammed, la trentaine, victime d'une mauvaise anesthésie dans son enfance, apprécie l'ambiance : "Fabienne est comme une grande sœur pour nous, on est une grande famille." Le groupe bénéficie de subventions de l'Agence Régionale de Santé (ARS) et est marrainé par l'Association de Familles de Traumatisés crâniens et de Cérébro-lésés du Languedoc Roussillon.

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