Vence: la Ville rachète le terrain du projet Chagall pour 4 millions d'euros
Vence rachète le terrain du projet Chagall pour 4 M€

La Ville de Vence a officialisé le 4 août l'acquisition du terrain du parking aérien Chagall, auprès de l'Établissement public foncier (EPF) régional, pour un montant de près de 4 millions d'euros. Cette transaction marque une nouvelle étape dans le projet immobilier qui agite la commune depuis près de 30 ans.

Une acquisition stratégique pour la maîtrise foncière

La maire Anne Sattonnet a signé l'acte d'achat en présence du directeur délégué de l'EPF et du notaire Me Jérémy Salles. La municipalité espère amortir cette dépense sur les trois prochains exercices budgétaires. Cette acquisition concrétise l'engagement pris lors du conseil municipal du 2 juillet et permet à la mairie de reprendre la maîtrise foncière du deuxième volet du projet, qu'elle souhaite davantage végétalisé et mieux intégré que le premier.

Un contentieux judiciaire toujours en cours

Le contentieux avec le promoteur Eiffage n'est pas réglé. Eiffage a fait appel d'un jugement du tribunal judiciaire de Grasse du 28 mai qui l'a empêché d'engager les travaux. Un autre recours reste pendant devant le tribunal administratif. Le promoteur conteste le refus de la municipalité de désaffecter le parking de l'îlot sud et la délibération autorisant le rachat des terrains par la Ville.

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La maire Anne Sattonnet sait que la Ville reste tenue par ses engagements contractuels, avec une désaffectation du parking aérien au plus tard le 16 juin 2027. « Mieux vaut un accord qu'un procès », résumait-elle en conseil municipal début juillet, assurant discuter activement avec Eiffage. Le dossier reviendra devant le conseil municipal le 24 septembre, où les évolutions du projet seront présentées.

Une saga de trois décennies

Le projet Chagall anime la vie vençoise depuis presque trente ans. Anne Sattonnet est la sixième maire à s'y frotter. En 1998, l'étude de constructibilité d'un projet de 27 000 m² est lancée. Christian Iacono, puis son successeur Pierre Marchou, y envisagent notamment 200 logements. Dix ans plus tard, Christian Iacono révise le projet et envisage 301 logements, un parking de 200 places et un jardin.

Régis Lebigre, élu en 2009, révise de nouveau le projet à la baisse : 235 logements, 187 places de parking, des commerces et un parc public. En 2014, Loïc Dombreval réexamine à son tour le volume du projet, évoquant 200 logements, des commerces et un jardin. Quand il devient député en 2017, Catherine Le Lan lui succède. Des fouilles archéologiques sont menées, des arbres coupés, le projet validé en conseil municipal, et le permis de construire d'Eiffage est déposé puis signé par le préfet.

Dès son élection en 2020, Régis Lebigre demande une révision esthétique de l'îlot 1, puis délivre un permis de construire modificatif. Les logements et le parking de l'îlot 1 sont livrés en 2024. Mais quelques semaines plus tard, Régis Lebigre stoppe le projet de l'îlot 2, point de départ du contentieux dont Anne Sattonnet a hérité en mars.

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