Le vendredi 10 juillet, les élus de Clermont-l'Hérault ont découvert l'avancée des travaux de la Filandière, l'ancienne école Jean-Vilar, en présence de l'architecte Maxime Rouaud. Cette visite faisait suite à une demande d'Odile Thiers, conseillère d'opposition, acceptée par le maire Gérard Bessière lors du dernier conseil municipal.
Un projet phare pour le centre-ville
Jean-Marie Sabatier, premier adjoint chargé de l'urbanisme, a conduit un groupe de dix élus de la majorité et Hélène Cinesi, seule représentante de l'opposition, sur le site. « Dès 2020, l'interrogation s'est portée sur quelle destination donner à cet ensemble vétuste de 3 000 m² en centre-ville. Très vite, il a été identifié le besoin de créer un nouveau lieu de vie. Un projet phare, entré dans sa conception, pour une livraison été 2027 », a expliqué l'adjoint.
Les élus ont été surpris par l'ampleur des travaux sur plusieurs niveaux, mêlant bâtiments anciens restaurés et construction neuve. Le chantier, encombré en milieu urbain, ne permet pas de s'étaler. « Il a fallu imaginer un programme en multi-usage avec un vieux bâtiment pas en très bon état et en faire un attracteur en cœur de ville », a résumé Maxime Rouaud, l'architecte.
Un défi architectural et patrimonial
L'ancien couvent de 1850 n'était pas conçu pour être visible. Surélevé du sol naturel, avec une cour à l'étage, l'enjeu était de ramener le public depuis le niveau 0 de la rue René-Gosse. La solution a été de créer une grande ouverture depuis cette rue, comme une fenêtre sur cour. Cette cour, qui a vocation de jardin public, desservira tous les espaces.
Côté porte principale, on trouvera le CCAS, un hall d'accueil, un espace jeunesse avec une cafétéria en libre-service, les salles des associations et les archives. La médiathèque de 890 m², répartie sur trois niveaux, occupera la partie la plus ancienne. L'école de musique sera installée dans une construction neuve, avec des exigences acoustiques et d'insonorisation pour le voisinage. Trois ascenseurs faciliteront les liaisons interétages.
Un budget de 7,5 M€ et des subventions records
« L'idée a été de garder au maximum les éléments patrimoniaux pour que le bâtiment principal perpétue son histoire en lui redonnant sa symétrie », a précisé l'architecte. Le budget global du projet est de 7,50 M€ HT, toujours d'actualité, avec 60 % de subventions notifiées, soit plus de 4,50 M€. « C'est déjà un record et l'on attend encore 12 % », a rappelé le premier édile.
Il a également précisé qu'il s'agit de la phase I. L'espace commercial Moncado et la Chapelle, phase II du projet, interviendront plus tard. La livraison est prévue pour l'été 2027.



