Cathy Guetta, reine de la nuit et ambassadrice internationale de la lutte contre la drépanocytose, a organisé jeudi 16 juillet 2026 la deuxième édition de son gala caritatif à Nikki Beach Saint-Tropez. La soirée a permis de récolter 501 016 euros au profit du Fonds International Drépanocytose (FID). Cette somme sera consacrée aux traitements et à la lutte contre cette maladie héréditaire qui affecte les globules rouges.
Un engagement de longue date
Interrogée sur les raisons de son engagement, Cathy Guetta explique : « Aujourd’hui, à peu près 1 000 bébés meurent par jour de forme sévère de drépanocytose, parce qu’ils n’ont pas reçu de traitement. Lorsqu’on est venu me solliciter pour que je sois ambassadrice de cette cause, j’ai dit oui. J’ai fait ce que je sais faire : réunir des personnes qui ont du pouvoir d’achat, pour lever des fonds. » Elle précise : « C’est 30 ans de contacts, c’est beaucoup de travail, et c’est moi qui le fais. Je me bats pour avoir le moins de frais possible, pour redonner le plus d’argent possible. »
L’année précédente, le premier gala avait récolté environ 220 000 euros. Ces fonds ont permis de lancer le premier médicament générique contre la drépanocytose, de communiquer sur place et de former des docteurs et des pharmaciens. « Mon challenge c’est de lever un maximum d’argent pour acheter un nombre énorme de ces traitements », ajoute-t-elle.
Un rendez-vous annuel à Saint-Tropez ?
Interrogée sur la pérennité de l’événement, Cathy Guetta confie : « J’aimerais ! Déjà, jamais deux sans trois, donc j’espère qu’on le refera, plus fort et plus gros. » Elle explique avoir choisi Saint-Tropez plutôt qu’Ibiza pour éviter une mauvaise compréhension : « Ibiza, c’est l’île de la fête. Saint-Tropez est festif aussi, mais plus contenu. » De plus, elle a bénéficié de l’opportunité d’avoir Nikki Beach offert grâce à son histoire avec Célia Gumbau, COO du groupe Nikki Beach, qui était son assistante il y a 20 ans.
Pour Cathy Guetta, Saint-Tropez a une dimension sentimentale : « À 18-19 ans, avec mon frère, on partait à Saint-Tropez. Au Lilly’s aujourd’hui, hier le VIP Room – moi, j’ai connu cet endroit, qui s’appelait Le Bal lorsque je faisais ma saison en 1989 à Saint-Tropez ! Tout a démarré à Saint-Tropez, même notre relation avec David. »
Le Var, une attache indéfectible
Originaire de Toulon, Cathy Guetta garde un lien fort avec le Var : « J’ai grandi à Toulon jusqu’à mes 22-23 ans. Le Sud, c’est en moi. Mes souvenirs, mes parents, les plages, les pique-niques, le Lavandou, Bormes-les-Mimosas… Toulon, c’est un attachement très fort parce que mes parents y sont enterrés. Lorsqu’ils étaient de ce monde, j’y passais toutes mes vacances, parce que je voulais qu’ils connaissent le plus possible mes enfants. »
La famille est une valeur centrale pour elle : « La famille, c’est ce qu’il y a de plus beau, il faut la préserver. Mes enfants sont ma priorité. C’est pour ça que j’ai été tellement présente, même après la séparation (d’avec David Guetta), pendant trois ans, j’ai tout arrêté, parce qu’ils avaient besoin de moi et j’avais besoin d’eux. » Elle ajoute : « J’ai ces valeurs-là, on doit s’entraider. Et d’ailleurs, j’ai plusieurs familles. Évidemment, mes parents, mes frères, mon ex-mari, mes enfants, et j’ai aussi la famille de mes amis. Et puis une famille que j’adore... c’est la famille des clubbeurs. »
La fin de l’ère VIP Room et sa motivation
À propos de la fermeture du VIP Room de Jean-Roch, elle commente : « Pour continuer à avoir un club, il faut vraiment avoir la foi et avoir envie. Si vous n’avez plus cette mission au fond de vous, si l’envie n’est plus là, autant vendre le club à des jeunes qui vont avoir cette envie de faire de grandes choses. Je pense que Jean-Roch est arrivé au bout d’un cycle et que lui-même n’était plus convaincu. »
Interrogée sur ce qui la motive encore après des décennies dans la nuit, Cathy Guetta répond : « Je ne suis pas lassée de voir des gens heureux, j’ai l’impression d’avoir un peu sauvé les âmes. C’est particulier comme mission. Dans la journée, vous ne voyez pas des gens sauter dans la rue – c’est plutôt les soucis, le boulot, les enfants, les galères. Et lorsqu’ils passent la porte d’une boîte de nuit, c’est fini. Ils sont là et pendant une nuit, je leur donne un peu de rêve. »
Projets personnels et avenir
Quant à ses projets, elle déclare : « Moi je n’envisage rien : le passé c’est le passé, le futur on ne sait pas, le présent, je suis en train de vous en parler. J’avance, je construis, j’aide ! » Sur le plan sentimental, elle confie : « Ma fille rentre à l’université cette année, donc je me sens peut-être un peu plus disposée à rencontrer quelqu’un. Mais j’ai d’autres joies : j’ai l’amour de mes enfants, de ma famille, de tous ces clubbeurs… Je suis remplie. La personne que je vais rencontrer, c’est le plus à toute cette vie. Et si je ne la rencontre pas, je me rencontre moi. »



