Depuis ce samedi 8 août, circuler à trottinette électrique à Paris et dans les communes de la petite couronne impose le port du casque et d'un gilet réfléchissant. Les contrevenants s'exposent à une amende forfaitaire de 135 euros. Cette mesure, annoncée par la préfecture de police de Paris, vise à renforcer la sécurité des usagers de ces engins, de plus en plus nombreux dans la capitale.
Une mesure attendue après une hausse des accidents
Cette obligation intervient dans un contexte de multiplication des accidents impliquant des trottinettes électriques. Selon les données de la Sécurité routière, le nombre de blessés graves a augmenté de 30% en un an dans la région parisienne. Les autorités espèrent ainsi réduire la gravité des traumatismes, notamment crâniens, qui représentent une part importante des blessures constatées.
La préfecture précise que le gilet réfléchissant doit être porté en toutes circonstances, de jour comme de nuit, et que le casque doit être homologué. Les forces de l'ordre procéderont à des contrôles réguliers, en particulier aux abords des gares et des zones touristiques.
Des usagers partagés entre sécurité et contrainte
Du côté des usagers, les avis sont mitigés. Certains saluent une mesure de bon sens, tandis que d'autres dénoncent une contrainte supplémentaire dans une ville où la mobilité douce est encouragée. Marie, 24 ans, étudiante à Paris, confie : "Je comprends l'intérêt pour la sécurité, mais je trouve que cela complique l'usage quotidien. On ne pense pas toujours à prendre son casque."
Les opérateurs de trottinettes en libre-service, comme Lime ou Dott, ont déjà annoncé qu'ils proposeraient des casques à la location dans leurs stations. Cependant, ils rappellent que la responsabilité du respect de la réglementation incombe à chaque utilisateur.
Des sanctions applicables dès aujourd'hui
Les contrôles ont débuté dès ce matin, et plusieurs verbalisations ont déjà été rapportées. La préfecture indique que l'amende de 135 euros peut être minorée à 90 euros si elle est payée sous 15 jours. En cas de récidive, le montant peut atteindre 375 euros.
Cette mesure s'inscrit dans un plan plus large de régulation des nouvelles mobilités. D'autres villes françaises, comme Lyon ou Marseille, pourraient suivre l'exemple parisien dans les prochains mois. En attendant, les usagers de trottinettes en Île-de-France doivent adapter leurs habitudes pour éviter de lourdes sanctions.



