Nîmes : campagne de sensibilisation avant l'obligation du casque pour trottinettes
Nîmes : campagne de sensibilisation avant obligation casque trottinettes

À partir de la rentrée de septembre, les utilisateurs de trottinettes électriques devront porter un casque sur l’ensemble de la commune de Nîmes et mettre pied à terre dans tout le secteur de l’Écusson. Avant l’entrée en vigueur de ces nouvelles règles, la Ville et la police municipale ont lancé, ce vendredi 17 juillet, une vaste campagne de sensibilisation destinée à informer les usagers… avant les premières verbalisations.

Une opération de prévention place de l'Horloge

Vendredi 17 juillet, 11 h 30 place de l’Horloge à Nîmes. Soleil brûlant et grande braderie. Huit policiers municipaux patrouillent. "Bonjour Madame, la Ville de Nîmes a pris un arrêté municipal rendant le port du casque obligatoire lorsque vous circulez en trottinette." Rue de l’Horloge, ce vendredi en fin de matinée, les policiers municipaux multiplient les contrôles. Pas de procès-verbal cette fois, mais un message de prévention. À leurs côtés, le maire Vincent Bouget et son adjoint délégué à la Sécurité, Nicolas Nadal, sont venus présenter les nouvelles mesures qui entreront officiellement en vigueur à la rentrée.

En vertu de cet arrêté municipal consacré aux engins de déplacement personnel motorisés, le casque deviendra obligatoire sur l’ensemble de la commune tandis que les trottinettes ne pourront plus circuler dans les rues piétonnes de l’Écusson. Les utilisateurs devront désormais descendre de leur engin et poursuivre leur trajet à pied. "L’utilisation des trottinettes est en cause et nous avons pris un arrêté afin de protéger à la fois leurs utilisateurs et les piétons", explique Nicolas Nadal. "Il y aura d’abord un temps de prévention avant un temps d’application de la loi."

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Des contrôles pédagogiques jusqu'en septembre

Jusqu’en septembre, les équipages de la police municipale sillonneront donc le centre-ville afin d’expliquer ces nouvelles règles aux Nîmois mais aussi aux nombreux visiteurs de l’été. Les personnes contrôlées sont invitées à rejoindre un stand d’information installé sur l’Esplanade Charles-de-Gaulle où des documents pédagogiques leur sont remis.

Interpellée par les policiers municipaux, Élira, 17 ans, pousse tranquillement sa trottinette à la main. Elle n’avait pas encore entendu parler du nouvel arrêté mais applique déjà, sans le savoir, l’une des futures règles. "En centre-ville, je préfère toujours descendre de ma trottinette. Il y a beaucoup trop de monde et je trouve ça dangereux", confie la jeune Nîmoise. "Ça m’inquiète aussi de croiser des trottinettes qui roulent très vite dans les rues piétonnes." Quant au casque obligatoire, elle ne s’en offusque pas : "Je l’achèterai, même si ce n’est pas forcément esthétique."

Des piétons soulagés par les nouvelles règles

À quelques mètres de là, installées sur un banc, Christiane, 75 ans, et Marie, 69 ans, suivent la scène avec satisfaction. "C’est un fléau, ces machines. Je me suis déjà fait renverser dans les rues de Nîmes. Et pour toute excuse, j’ai eu droit à une salve d’injures", raconte Christiane, encore marquée par cette mauvaise rencontre. Son amie Marie acquiesce : "C’est quand même un comble d’avoir peur de se faire renverser en plein centre-ville, dans des rues piétonnes. Le maire a pris une excellente décision."

De la pédagogie avant la répression

En choisissant de privilégier la pédagogie avant la répression, la Ville espère laisser le temps à chacun de s’approprier ces nouvelles règles. Mais le message est clair : dès la rentrée, le casque et le pied à terre dans l’Écusson ne relèveront plus du simple conseil. Ils deviendront une obligation.

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