La préfecture de l'Hérault a lancé un appel à la prudence avant la ruée estivale, qualifiant la Méditerranée de « fausse mer calme ». Mercredi 17 juin 2026, la préfète Chantal Mauchet s'est rendue au poste de secours du port de plaisance de Frontignan pour présenter le dispositif de sécurité mis en place pour l'été.
Un dispositif renforcé pour l'été
Entourée des acteurs de la surveillance des plages et des secours côtiers – Sdis 34, SNSM, CRS maîtres nageurs et agents territoriaux –, la préfète a assuré que l'ensemble du dispositif sera opérationnel au 1er juillet 2026. Le département, qui voit sa population multipliée par dix en été sur 90 km de littoral, mobilisera près de 350 sauveteurs sur 77 postes de secours.
Ces postes seront armés par 260 personnels du Sdis, 45 de la SNSM et 18 policiers CRS nageurs sauveteurs. Un cinquième poste vient d'ouvrir à Frontignan, illustrant selon Chantal Mauchet « un excellent partenariat des forces mobilisées ».
Coordination et adaptation aux risques
Le contrôleur général Eric Florès a expliqué que les postes de secours seront ouverts de 11 h à 18 h jusqu'à fin août, avec des extensions possibles jusqu'à 20 h en cas de journées à fort risque. « Par période de grand vent ou de brume, des personnes peuvent être en détresse sous l'effet des vagues et des courants d'arrachement », a-t-il précisé. Des audio-conférences sont organisées avec les maires et les responsables des postes pour adapter la surveillance.
En cas de forte affluence, la zone surveillée peut être réduite pour mieux appréhender les risques. Les interventions se déroulent dans la bande des 300 mètres sous l'autorité du maire et du préfet maritime. Au-delà, la coordination revient au Cross-Med, dont le commandant Aymeric le Masne de Chermont était présent.
Un bilan humain lourd
La préfète a rappelé les chiffres : 35 morts par noyade en 2025 dans l'Hérault, et déjà six en 2026, dont certains en rivière ou en piscine privée. En revanche, 260 vies ont été sauvées l'an dernier grâce aux secouristes. Le maire de Frontignan, Michel Arrouy, qui consacre 120 000 € par an à la sécurité, a souligné que « la sécurité est l'affaire de tous, pas seulement de l'État ».
Conseils de prudence
Eric Florès a insisté sur l'importance de se protéger du soleil et des risques liés aux différences de température entre l'air et l'eau. Il recommande de consulter la météo avant de se baigner et d'éviter les heures les plus chaudes. Une attention particulière doit être portée aux enfants et aux personnes fragiles.



