Terre de Feu : pas d'impact sur les croisières après un cas de hantavirus
Terre de Feu : croisières épargnées par un cas de hantavirus

Les autorités du tourisme de la Terre de Feu argentine, d'où est parti le « MV Hondius » touché par un foyer de hantavirus, n'anticipent pas d'impact sur l'activité des croisières, car « la situation sanitaire n'a pas changé » localement, a assuré samedi un responsable provincial.

Une situation sanitaire stable

« La situation sanitaire n'a pas changé, aucun cas n'est enregistré, et il n'y en a jamais eu dans l'histoire de la province », a déclaré Juan Manuel Pavlov, secrétaire de politique extérieure à l'Institut du tourisme de la Terre de Feu (Infuetur). Il a ajouté : « Il n'y a eu ni annulations, ni situations traumatisantes pour l'activité » depuis le MV Hondius. Il ne craint pas d'impact à terme, car « les informations sont claires : il n'y a pas de précédents » de hantavirus dans la province, depuis sa notification obligatoire en 1996.

Origine de la contagion

L'origine précise de la contagion du cas zéro, un Néerlandais passager du « MV Hondius », n'a toujours pas été identifiée. Son couple avait auparavant effectué un périple de quatre mois, notamment pour observer des oiseaux, entre Argentine, Chili, Uruguay, et de nouveau Argentine, où le hantavirus est endémique dans plusieurs provinces andines. Jeudi, les autorités sanitaires de Terre de Feu avaient estimé que la possibilité de contagion du cas à Ushuaïa est « pratiquement nulle », étant donné le court séjour du couple, quarante-huit heures, avant d'embarquer sur le « MV Hondius » le 1er avril, et le bref laps avant l'apparition des premiers symptômes, le 6 avril en mer, en tenant compte du délai d'incubation.

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Activité des croisières encadrée

Chaque année, le port d'Ushuaïa enregistre quelque 500 escales de navires, contribuant à un flux de 150 000 à 200 000 touristes en ville, la majorité pour un séjour court avant d'embarquer, durant la saison des croisières d'avril à septembre, a précisé Juan Manuel Pavlov. Les croisières sont « une activité extrêmement encadrée », il y a « beaucoup d'attestations sous serment, de nombreux contrôles exigés avant de monter à bord », a-t-il souligné.

Hypothèse d'une décharge

Existe-t-il une hypothèse, relayée dans des médias, d'une visite du Néerlandais sur une décharge près d'Ushuaïa, pour y observer des oiseaux, en lien avec la possible présence de rats vecteurs du virus ? Juan Manuel Pavlov a indiqué qu'il « n'existe pas d'excursion conventionnée » de ce type. L'Infuetur n'en a jamais habilité, faute d'intérêt d'entreprises pour développer ce type d'activité, a-t-il ajouté. Mais il n'a pas exclu une activité en ce sens d'opérateurs indépendants.

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