La pratique d'un sport améliore nos performances cognitives et en particulier la mémoire. Docteure en recherche clinique innovation technologique et santé publique, la Varois Sawsen Ayari liste des sports qui stimulent le cerveau, quel que soit l'âge.
Les sports d'endurance aérobie en tête
Les différentes disciplines sportives n'agissent pas toutes de la même manière sur la mémoire. « Les meilleurs sports pour la mémoire sont, à mon sens, les sports d'endurance aérobie, indique Sawsen Ayari. La marche, la natation sont particulièrement bien adaptées. »
Une activité aérobie comme la marche rapide, le vélo ou la natation augmente le débit sanguin et permet une meilleure oxygénation du cerveau, notamment des zones responsables de la mémoire.
Chez l'adulte et l'enfant
Chez l'adulte, ces sports permettent d'entretenir les capacités mnésiques et cognitives. Ils sont aussi particulièrement adaptés pour les enfants en plein développement psychomoteur : « ils leur permettent de bouger, d'explorer le monde et d'acquérir des expériences qui vont nourrir leurs différentes mémoires. À cet âge-là, plus on pratique de sport, plus on développe ses réseaux neuronaux, ce qui rend plus performant dans d'autres domaines. Une meilleure condition physique, c'est une meilleure mémoire, une plus grande capacité d'apprentissage, un meilleur sommeil… S'il s'agit d'un sport collectif, il renforce également la mémorisation d'expériences sociales qui rendront les enfants plus à l'aise dans les expériences de leurs vies futures. »
Chez la personne âgée
Chez la personne âgée présentant un déclin cognitif, la pratique d'exercices physiques multimodaux intégrant des stimulations cognitives, motrices, émotionnelles et sociales, comme la danse tango, peut contribuer à améliorer certaines fonctions cognitives, notamment la mémoire de travail et la mémoire à court terme.
Sawsen Ayari cite à cet égard une anecdote connue chez les chercheurs qui travaillent sur la mémoire : « Le fait d'entendre la musique du Lac des Cygnes permettait à une ancienne danseuse de retrouver en partie sa mémoire procédurale et elle bougeait à nouveau ses bras en rythme. La stimulation de son hippocampe avec un stimulus sensoriel réactivait sa mémoire motrice et les automatismes qui y étaient stockés. »
Plus généralement, la pratique des sports de coordination, comme la danse, le judo ou les arts martiaux – tout ce qui est chorégraphié – fait travailler la mémoire procédurale, mais aussi la mémoire motrice et la proprioception.



