Le nombre de cas de Mpox en Sierra Leone a atteint 5 009 depuis le début de l'année, dont 46 décès, selon un bilan officiel publié mercredi 30 juillet par le ministère de la Santé. Ce chiffre marque une augmentation par rapport au précédent bilan de mai qui faisait état de 4 753 cas.
Une propagation concentrée dans la capitale
Sur les 5 009 cas recensés, 2 795 l'ont été dans la seule capitale Freetown. Les autorités sanitaires ont intensifié leurs efforts de surveillance communautaire pour détecter les cas suspects. Foday Sahr, directeur exécutif de l'Agence nationale de santé publique, a déclaré à l'AFP : "Nos équipes sanitaires sont à pied d'œuvre pour inspecter les familles et foyers des différentes communautés à la recherche de cas suspects."
Renforcement des capacités de dépistage
Le pays dispose désormais de neuf centres de dépistage, principalement à Freetown et dans plusieurs grandes villes en région. Un suivi intensifié des cas a également été mis en place dans les districts. Le gouvernement a obtenu auprès de partenaires environ 206 000 doses de vaccin contre le virus.
Caractéristiques et historique du Mpox
Le Mpox, causé par un virus de la même famille que celui de la variole, se manifeste par une forte fièvre et l'apparition de lésions cutanées appelées vésicules. Identifié pour la première fois en République démocratique du Congo (RDC) en 1970, le virus est longtemps resté circonscrit à une dizaine de pays africains avant de s'étendre mondialement à partir de 2022.
Alerte maximale de l'OMS
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclenché son plus haut niveau d'alerte en 2024 face à cette épidémie. La Sierra Leone, pays de huit millions d'habitants, avait déjà été durement touchée par l'épidémie d'Ebola il y a une dizaine d'années, qui avait causé environ 4 000 morts, dont près de 7 % du personnel de santé, entre 2014 et 2016.



