Réquisition des médecins en Nouvelle-Aquitaine pour soulager les maternités
Réquisition des médecins pour les maternités en Nouvelle-Aquitaine

En Nouvelle-Aquitaine, un projet de réquisition des médecins pour faire face à la tension dans les maternités est en débat, selon des sources syndicales. Cette mesure, proposée par l'Agence régionale de santé (ARS), viserait à pallier le manque de personnel et à garantir la sécurité des soins dans les établissements en difficulté.

Un contexte de pénurie de personnel

La région Nouvelle-Aquitaine compte plusieurs maternités en situation de tension, notamment en zone rurale. Selon un rapport de l'ARS, 15 % des postes de médecins dans ces services sont vacants, entraînant des fermetures temporaires et des reports de patients. Le projet de réquisition, qui serait une première en France, vise à obliger certains médecins à travailler dans ces structures, en contrepartie d'une indemnisation.

Les syndicats de médecins se sont immédiatement opposés à cette mesure. « C'est une atteinte grave à la liberté d'exercice et au droit du travail », a déclaré le Dr. Jean-Pierre R., représentant du syndicat Avenir Spécialiste. Selon lui, la réquisition ne réglera pas le problème de fond, à savoir le manque d'attractivité des postes dans les maternités.

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Un débat houleux entre ARS et syndicats

L'ARS justifie cette proposition par l'urgence de la situation. « Nous devons garantir l'accès aux soins pour toutes les femmes enceintes, surtout dans les zones sous-dotées », a expliqué un porte-parole de l'agence. La réquisition serait envisagée pour une durée limitée, le temps de recruter des médecins volontaires.

Les syndicats dénoncent une méthode « brutale » et appellent à des solutions plus durables, comme l'augmentation des salaires et l'amélioration des conditions de travail. « Nous sommes prêts à négocier, mais pas sous la menace », a ajouté le Dr. R.

Quelles conséquences pour les maternités ?

Si le projet aboutit, il pourrait concerner une vingtaine de maternités dans la région, soit environ 40 % des établissements. Les médecins concernés seraient ceux exerçant dans des spécialités proches, comme la gynécologie ou l'anesthésie. L'ARS estime que la réquisition pourrait être mise en place dès la rentrée 2026.

Les associations de patients et d'usagers de la santé se montrent partagées. « Nous comprenons l'urgence, mais nous craignons que cette mesure ne crée des tensions supplémentaires dans les équipes », a confié une représentante de l'association Maternité Info.

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