Les 41es Rencontres de Saint-Alban, qui se sont déroulées les 19 et 20 juin, ont attiré plus de 400 participants autour de la thématique "Le Corps dans l'âme". Cet événement, organisé par l'Association culturelle du personnel, le Collectif rencontres, les Cemea et le centre hospitalier François-Tosquelles (CHFT), continue de rassembler le monde de la psychiatrie pour échanger sur des sujets d'actualité.
Un héritage historique
Initiées en 1985 par le Dr Paul Marciano, ces rencontres sont un tremplin pour la psychothérapie institutionnelle, fondée par François-Tosquelles. Depuis 41 ans, elles permettent de confronter pratiques et théories dans un lieu historique où la psychiatrie humaniste a vu le jour. Stéphanie Sartre, présidente de l'association culturelle, souligne : "41es Rencontres et toujours autant de monde, cela indique qu'il faut continuer à transmettre. Malgré des difficultés associatives, nous sommes prêts et le serons encore l'an prochain."
Un lieu d'échange et d'inspiration
Hervé Chambrin, membre du Collectif rencontre, explique : "Ici, nous sommes dans un lieu historique où l'approche de la psychiatrie humaniste s'est initiée. Plus de 400 inscrits et plus de quarante équipes ont demandé à faire une communication, dont dix-huit ont été retenues. Cela montre que ces rencontres restent d'actualité, car c'est un lieu phare où les équipes viennent s'inspirer mutuellement, témoigner de leurs pratiques et questionner pour avancer."
Le corps, l'esprit et les relations humaines
La question du corps s'est imposée comme thème central. Hervé Chambrin ajoute : "On a l'impression qu'aujourd'hui, les personnes ayant besoin de soins psychiques sont oubliées en tant que sujets, au profit d'une approche gestionnaire qui néglige la détresse et la souffrance corporelle." Pierre Delion, professeur, rend hommage au Dr Paul Marciano, récemment disparu, et insiste : "Tout est fait pour dire qu'il n'y a que le corps qui compte en psychiatrie, mais l'esprit et la relation entre les gens sont essentiels. L'homme n'est pas qu'une somme de neurones, il a une histoire personnelle, familiale, groupale et collective."
Ces rencontres confirment leur rôle crucial dans la réflexion sur la psychiatrie humaniste et la prise en compte globale de l'individu.



