L'appel aux dons lancé par le planning familial de l'Hérault le 15 mai dernier a atteint son objectif de 20 000 euros en seulement dix jours. Cette cagnotte, qualifiée de mesure d'urgence, offre un répit temporaire à la trésorerie de l'association, mais ne résout pas ses difficultés financières structurelles.
Une mobilisation rapide mais insuffisante
Mia Ferret, membre du conseil d'administration du planning familial 34, souligne que cet élan de générosité ne suffit pas à assurer la pérennité de l'association. "On a besoin de visibilité et de donneurs mensuels", explique-t-elle, car les dons ponctuels sont trop instables. Pour diversifier ses sources de financement, un système de mécénat auprès des entreprises est en cours de développement.
Un espoir porté par la solidarité
Mia Ferret se dit très contente et fière de pouvoir mobiliser autant de monde. La campagne de dons a rassemblé plus de 720 contributeurs. "Ça redonne du sens aux actions du planning familial", se réjouit l'administratrice. Malgré l'incertitude quant à la survie de l'association, cette mobilisation redonne de l'espoir aux bénévoles. Cependant, l'association ne peut pas se reposer uniquement sur les dons, car ils sont trop volatils. Les subventions proviennent des institutions publiques telles que la municipalité, le département, l'Agence régionale de santé et l'État.
Des revendications pour l'avenir
Le planning familial 34 réclame aux financeurs et aux institutions publiques et politiques une pérennisation et une pluriannualité des subventions. Une rencontre avec Sébastien Cote, premier adjoint au maire de Montpellier, est prévue le 9 juin afin de discuter des subventions ainsi que du local mis à disposition par la municipalité, jugé inadapté aux personnes à mobilité réduite et trop étroit.
Une situation toujours fragile
Avec un déficit budgétaire prévisionnel de 50 000 euros pour l'année à venir, le planning familial 34 est toujours menacé de fermeture dès la rentrée prochaine. Les subventions publiques stagnent ou baissent, alors que la demande ne cesse d'augmenter. "Les subventions doivent augmenter en suivant l'inflation et celui des charges", rappelle Mia Ferret. En 2025, le planning familial de l'Hérault a accompagné 22 736 personnes. Le centre de santé sexuelle accueille 3 000 personnes par an, dont 1 000 jeunes de 15 à 25 ans, pour des dépistages, suivis gynécologiques, IVG, etc. Un public généralement précaire et vulnérable.



