Depuis le 31 mai, la Maison des colibris, installée à Méjannes-lès-Alès, a cessé son activité. Ouverte en septembre 2024, cette structure réunissait en un même lieu plusieurs professionnels de santé spécialisés dans l’accompagnement des enfants, des adolescents et des familles.
Un projet né en 2024
Le projet était né sous l’impulsion du Dr Claire Le Guennou, pédiatre, accompagnée de plusieurs thérapeutes réunis au sein d’une association. Sa concrétisation n’avait pourtant pas été un long fleuve tranquille. Après l’échec de l’obtention du label de maison de santé pluriprofessionnelle, il avait fallu trouver des locaux. C’est finalement dans la zone d’activité du Capra, à proximité du CFA BTP du Gard, à Méjannes-lès-Alès, que les Colibris avaient trouvé leur nid.
La structure avait développé une offre de soins diversifiée, permettant aux familles de consulter sur un même site une pédiatre, une ostéopathe, une kinésithérapeute, une consultante en lactation, une diététicienne, une psychologue, un infirmier, une psychomotricienne ou encore une sage-femme. Des ateliers destinés aux parents et aux jeunes enfants y étaient également proposés régulièrement.
La fin de l’aventure
Mais, derrière cette dynamique, des difficultés sont apparues. Fin mai, la Maison des colibris a annoncé la fin de son activité dans ses locaux de Méjannes-lès-Alès. "Plusieurs professionnels ont quitté la structure et nous n’avions plus les moyens de payer le loyer", explique le Dr Claire Le Guennou.
Pour autant, la pédiatre refuse d’y voir un point final. "Nous sommes à la recherche de nouveaux locaux sur Alès. Certains professionnels nous suivent, d’autres poursuivent leur activité de leur côté. Les ateliers parentaux et postnataux reprendront", assure-t-elle.
En attendant cette nouvelle implantation, chacun des praticiens a trouvé une solution pour poursuivre les consultations dans d’autres cabinets. Si elle garde espoir, Claire Le Guennou ne cache pas sa déception. "C’était un beau projet qu’il a fallu porter à bout de bras. Il a fallu mener de nombreux chantiers de front, et cela crée de l’épuisement. C’est une douleur, mais c’est aussi la vie des associations : il y a parfois des ruptures", confie-t-elle.
Pour la pédiatre, une nouvelle page doit désormais s’écrire. "Il faut se réinventer", résume-t-elle. Son ambition est claire : voir renaître une Maison des colibris dès l’automne, sur le bassin alésien.



