L'OMS s'inquiète de l'offensive de Trump contre la vaccination
L'OMS s'inquiète de l'offensive de Trump contre la vaccination

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait part de sa vive préoccupation après l'annonce, par l'administration Trump, de nouvelles mesures visant à restreindre les recommandations vaccinales aux États-Unis. Cette décision, révélée le 12 août 2026, pourrait compromettre des décennies de progrès en matière de prévention des maladies infectieuses.

Une décision aux conséquences mondiales

Selon un porte-parole de l'OMS, ces mesures « risquent d'affaiblir la protection des populations contre des maladies évitables comme la rougeole, la poliomyélite ou la coqueluche ». Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a souligné que la vaccination est l'un des outils les plus efficaces et les plus sûrs pour sauver des vies. Il a rappelé que les campagnes de vaccination ont permis de réduire de 70 % la mortalité infantile dans le monde depuis 1990.

L'OMS craint également que cette position américaine n'encourage d'autres pays à remettre en cause leurs propres programmes de vaccination, créant un effet domino préjudiciable à la santé publique mondiale. Les experts de l'organisation estiment que cette décision pourrait entraîner une recrudescence des épidémies dans les régions où la couverture vaccinale est déjà fragile.

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Les détails des mesures annoncées

Les nouvelles mesures, dévoilées par le secrétaire à la Santé, Robert F. Kennedy Jr., prévoient notamment la suspension des recommandations officielles pour certains vaccins pédiatriques et la révision des calendriers de vaccination. Elles s'accompagnent d'une réduction des financements fédéraux destinés aux programmes de vaccination dans les États qui imposeraient des obligations vaccinales trop strictes.

Ces annonces s'inscrivent dans la continuité des positions prises par Donald Trump durant sa campagne, où il avait promis de « libérer les Américains de l'obligation vaccinale ». Le président a justifié ces mesures en invoquant la liberté individuelle et la nécessité de « laisser les familles décider » de la vaccination de leurs enfants.

Réactions et implications

Cette décision a suscité de vives réactions dans le milieu médical américain. L'Académie américaine de pédiatrie a dénoncé une « mise en danger directe de la santé des enfants » et rappelé que les vaccins ont permis d'éradiquer la variole et de réduire de 99 % les cas de poliomyélite aux États-Unis. Plusieurs associations de médecins ont appelé à une mobilisation pour contrer ces mesures.

Au niveau international, des pays comme le Canada, la France et l'Allemagne ont exprimé leur solidarité avec l'OMS et leur inquiétude face à ce recul. La France, par la voix de son ministre de la Santé, a réaffirmé son attachement à la vaccination obligatoire pour les enfants, en vigueur depuis 2018.

L'OMS a annoncé qu'elle allait intensifier sa coopération avec les autres pays pour maintenir les efforts de vaccination, notamment en Afrique et en Asie. L'organisation prévoit de publier un rapport détaillé sur l'impact potentiel de ces mesures américaines lors de son assemblée mondiale de la santé en mai 2027. Ce rapport devrait quantifier les risques de résurgence de maladies et proposer des stratégies d'atténuation.

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