Jill Biden a cru que Joe Biden faisait un AVC lors du débat de 2024
Jill Biden a cru que Joe Biden faisait un AVC

La première dame des États-Unis, Jill Biden, a révélé dans un entretien au Washington Post publié jeudi 28 mai qu'elle avait craint que son mari, le président Joe Biden, ne soit victime d'un accident vasculaire cérébral (AVC) lors du débat présidentiel calamiteux face à Donald Trump en juin 2024. « J'ai pensé qu'il faisait un AVC », a-t-elle déclaré, décrivant un moment de panique alors que le président semblait désorienté et peinait à terminer ses phrases.

Un débat qui a marqué un tournant

Ce débat, organisé le 27 juin 2024 par CNN, avait été un désastre pour Joe Biden. Dès les premières minutes, sa voix était enrouée, son regard vague, et il a multiplié les lapsus et les phrases inachevées. À plusieurs reprises, il a semblé perdre le fil de ses idées, ce qui a immédiatement suscité des inquiétudes sur son état de santé. Pour Jill Biden, qui regardait le débat depuis la coulisse, le choc a été immédiat. « Je me suis tournée vers un assistant et j'ai dit : 'Il faut appeler un médecin, tout de suite' », a-t-elle raconté.

Les coulisses de la panique

Selon des sources proches de la campagne démocrate, l'équipe médicale de la Maison Blanche a été mobilisée en urgence. Un médecin a examiné le président dès la fin du débat et a conclu qu'il s'agissait d'un « épisode de fatigue intense » lié à un mauvais sommeil et à un refroidissement. Mais cette explication n'a pas convaincu tout le monde. « Jill a insisté pour qu'on fasse des examens approfondis », a confié un conseiller sous couvert d'anonymat. « Elle ne voulait prendre aucun risque. »

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Le lendemain, Joe Biden a passé une série de tests neurologiques à l'hôpital militaire Walter Reed. Les résultats, publiés partiellement, n'ont révélé aucune anomalie. Pourtant, le mal était fait : sa candidature à un second mandat était gravement compromise. Deux semaines plus tard, le 11 juillet 2024, il annonçait son retrait de la course, laissant la place à Kamala Harris.

Les conséquences politiques

Cet épisode a profondément marqué la fin de la présidence Biden. Pour Jill Biden, la révélation de cette peur d'AVC est une manière de rétablir la vérité sur un moment qui a changé le cours de l'élection. « Les gens ont cru que Joe était sénile ou qu'il perdait la tête », a-t-elle déploré. « Mais ce n'était pas ça. Il était simplement épuisé et malade. »

Les critiques, cependant, ne se sont pas fait attendre. Des voix républicaines ont aussitôt accusé l'administration d'avoir dissimulé l'état de santé réel du président. « Si Jill Biden elle-même a cru à un AVC, comment pouvons-nous faire confiance à ce qui a été dit ? », a tweeté le sénateur Ted Cruz. De son côté, Donald Trump a ironisé sur ce qu'il a appelé le « mensonge du siècle ».

Une transparence en question

Cet incident relance le débat sur la transparence médicale des présidents américains. Contrairement à la France, où l'état de santé du chef de l'État est régulièrement communiqué, les États-Unis n'ont pas d'obligation légale de publier des bulletins de santé détaillés. « Le cas Biden montre qu'il faut davantage de transparence », estime le Dr David Becker, professeur de médecine à l'université de Stanford. « Un président âgé de 81 ans doit être suivi de près, et le public a le droit de savoir. »

Depuis son retrait, Joe Biden a sensiblement réduit ses apparitions publiques. Il a confié à son entourage qu'il se sentait « libéré » d'un poids. Jill Biden, elle, continue de défendre son mari, affirmant qu'il a été un grand président. « Je sais ce que j'ai vu ce soir-là », conclut-elle. « Et je sais que ce n'était pas une question de capacité mentale. »

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