Un traumatisme sonore lors d'une séance de cinéma
En été 2024, Solène, alors âgée de 33 ans, assiste à une séance de cinéma pour enfants à Carcassonne. Le son est extrêmement fort, mais elle ne sort pas. À la fin du film, elle ressent des bourdonnements et des acouphènes. La nuit est impossible. Le lendemain, la douleur empire. Elle appelle le 15 et reçoit un traitement corticoïde. Mais son état ne s'améliore pas.
Une descente aux enfers
Solène part quelques jours à la montagne avec l'accord d'un médecin. Mais à son retour, les acouphènes explosent et l'hyperacousie s'aggrave. Tous les bruits deviennent insupportables. Pendant deux mois et demi, elle reste enfermée dans une chambre. “J'ai complètement lâché. Ça a été le pire moment de ma vie”, confie-t-elle.
Qu'est-ce que l'hyperacousie ?
L'hyperacousie est un trouble de l'audition caractérisé par une intolérance aux sons du quotidien, même à volume normal. Selon l'association Hyperacousie Solidarité, la perception des bruits est augmentée, rendant la vie quotidienne contraignante. Elle est souvent accompagnée d'acouphènes. Il n'existe pas de traitement unique, mais des prises en charge peuvent réduire son impact.
Des lames de rasoir dans les oreilles
Solène ne supporte plus la VMC, le ventilateur de l'ordinateur, le clapotis de l'eau. “Tout devient insupportable, comme si des lames de rasoir me râpaient les oreilles”, décrit-elle. La voix aiguë de son fils de 3 ans lui est insupportable. Elle consulte de nombreux professionnels et finit par être suivie par une otoneurologue spécialisée.
Un chemin difficile vers la guérison
Pour sortir, Solène utilise des appareils auditifs avec bouchons moulés et des casques antibruit. Pendant six mois, elle ne peut cuisiner, faire les courses ou aller chercher son fils à l'école. “Je dépendais complètement des autres”, dit-elle. Mais après un an, elle voit du mieux. Aujourd'hui, elle parle normalement et sort avec ses appareils. Elle conseille de protéger ses oreilles lors d'événements bruyants et de consulter un spécialiste dès les premiers symptômes.
Un message d'espoir
Solène témoigne pour donner espoir. “J'ai cru que ma vie était finie. Aujourd'hui, ça va mieux. Je suis presque sur la route de la vraie vie”, conclut-elle.



