Hantavirus : origine, transmission, symptômes, ce qu'il faut savoir
Hantavirus : origine, transmission, symptômes (07.05.2026)

Les hantavirus sont une famille de virus transmis principalement par les rongeurs, notamment les rats et les souris. Ces virus peuvent provoquer deux types de maladies graves chez l'humain : la fièvre hémorragique avec syndrome rénal (FHSR) et le syndrome pulmonaire à hantavirus (SPH). Bien que rares, ces infections peuvent être mortelles dans certains cas.

Origine des hantavirus

Les hantavirus doivent leur nom au fleuve Hantan en Corée du Sud, où le premier virus de cette famille a été identifié dans les années 1970. Depuis, plusieurs souches ont été découvertes sur tous les continents, à l'exception de l'Antarctique. Chaque souche est généralement associée à une espèce de rongeur spécifique, qui sert de réservoir naturel sans développer de symptômes.

Réservoirs animaux

Les principaux réservoirs sont les rongeurs sauvages, comme les campagnols, les mulots et les rats. En Europe, le campagnol roussâtre est porteur du virus Puumala, responsable d'une forme bénigne de FHSR. En Asie, le rat rayé est le vecteur du virus Hantaan, plus virulent. En Amérique, le cerf de Virginie est associé au virus Sin Nombre, à l'origine du SPH.

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Modes de transmission

La transmission à l'humain se fait principalement par inhalation d'aérosols provenant d'excréments, d'urine ou de salive de rongeurs infectés. La contamination peut également se produire par contact direct avec ces matières, ou par morsure, bien que cela soit plus rare. Il n'y a pas de transmission interhumaine documentée pour la plupart des souches, à l'exception du virus Andes en Amérique du Sud.

Facteurs de risque

Les personnes vivant ou travaillant dans des zones rurales, notamment dans des bâtiments infestés par les rongeurs, sont les plus exposées. Les activités comme le nettoyage de granges, de chalets ou de zones boisées augmentent le risque. Les épidémies sont souvent saisonnières, liées à la prolifération des rongeurs.

Symptômes potentiels

Les symptômes apparaissent généralement 1 à 5 semaines après l'exposition. La maladie débute par une phase fébrile avec fièvre élevée, maux de tête, douleurs musculaires et fatigue. Ensuite, selon la forme clinique, des complications peuvent survenir.

Fièvre hémorragique avec syndrome rénal

Cette forme, fréquente en Europe et en Asie, se manifeste par des douleurs abdominales, des vomissements, des troubles de la vision et une insuffisance rénale aiguë. Dans les cas graves, des hémorragies internes peuvent survenir. Le taux de mortalité varie de 1 à 15 % selon la souche.

Syndrome pulmonaire à hantavirus

Observé principalement en Amérique, le SPH débute par des symptômes grippaux, puis évolue rapidement vers une détresse respiratoire sévère due à un œdème pulmonaire. La mortalité peut atteindre 40 %. Une prise en charge médicale rapide est cruciale.

Diagnostic et traitement

Le diagnostic repose sur des tests sérologiques ou PCR. Il n'existe pas de traitement antiviral spécifique. La prise en charge est symptomatique : oxygénothérapie, dialyse en cas d'insuffisance rénale, et soins intensifs pour les formes graves. La prévention reste essentielle.

Mesures de prévention

  • Éviter tout contact avec les rongeurs et leurs excréments.
  • Sceller les ouvertures dans les bâtiments pour empêcher l'entrée des rongeurs.
  • Porter un masque et des gants lors du nettoyage de zones infestées.
  • Humidifier les surfaces avant le balayage pour limiter les aérosols.

En cas de symptômes après une exposition potentielle, consulter rapidement un médecin. Les autorités sanitaires surveillent activement les cas pour prévenir les épidémies.

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