L'hantavirus ravive le traumatisme du Covid-19
En moins de deux semaines, l'hantavirus a ravivé des souvenirs douloureux liés à l'épidémie de Covid-19. Les termes tels que « cas contacts », « modes de contagion » et « isolement » ont refait leur apparition dans les médias, tout comme des épidémiologistes et infectiologues bien connus depuis 2020. Cette résurgence lexicale a fait ressurgir chez de nombreux Français le spectre d'une nouvelle pandémie, de mesures sanitaires contraignantes et d'un nouveau confinement.
Une réaction normale face à un événement traumatique
Selon le psychiatre Nicolas Franck, chef de pôle au centre hospitalier Le Vinatier à Lyon, cette réaction est normale après le traumatisme collectif qu'a représenté le Covid-19. Cependant, il précise que cette anxiété ne repose pas sur des faits objectifs actuels. « Ce contexte de diffusion d'un agent infectieux présente certains points communs avec le début de la crise du Covid-19. Les notions de cas contact, masques, tests PCR, les conférences de presse... tout cela réveille des souvenirs gravés en nous », explique-t-il.
Comment se rassurer face à l'hantavirus ?
Pour apaiser cette angoisse, Nicolas Franck insiste sur l'importance d'une information claire et complète. Il souligne que les autorités sanitaires et les médias ont un rôle crucial à jouer pour communiquer de manière transparente sur les risques réels et les mesures prises. Il rappelle également que les leçons du Covid-19 ont permis de mieux préparer les systèmes de santé à réagir rapidement face à une menace émergente.
En attendant, il est conseillé de se tourner vers des sources fiables et de limiter l'exposition aux informations anxiogènes. La vigilance est de mise, mais la panique n'est pas justifiée. Les experts continuent de surveiller la situation et d'adapter leurs recommandations en fonction de l'évolution des connaissances sur ce virus.



