Une bonne nouvelle dans la gestion de l'hantavirus en France. « Aujourd'hui, la totalité des cas contacts à une personne positive à l'hantavirus, présents en France, ont tous été testés négatifs, sans exception », a annoncé ce jeudi 14 mai la ministre de la Santé Stéphanie Rist sur le réseau social X. Ces vingt-six personnes n'ont présenté « aucun symptôme », avait déjà fait savoir le gouvernement dans un communiqué transmis à la presse mercredi en fin de journée.
Un isolement hospitalier par précaution
« Par mesure de précaution face à une maladie dont la létalité est évaluée entre 30 et 40 % et à la durée d'incubation longue, évaluée aujourd'hui à 42 jours », elles « sont toutes placées en isolement hospitalier », a précisé Stéphanie Rist. Cette décision vise à éviter tout risque de propagation, alors que le virus peut être grave.
Exclusion d'une contamination antérieure
« En conséquence, il est permis d'exclure toute contamination antérieure d'autres personnes à ce stade des travaux scientifiques coordonnés par Santé publique France, l'INSERM et l'ANRS MIE », a expliqué la ministre. Les autorités sanitaires restent toutefois vigilantes.
Les 26 cas contacts continueront d'être « suivis médicalement » et seront testés « trois fois par semaine », a annoncé Stéphanie Rist, qui a précisé que les autorités sanitaires « ne communiqueront plus sur ces résultats, à l'exception d'un éventuel test positif ». Il n'est toutefois pas précisé par la ministre s'ils resteront à l'isolement à l'hôpital pendant six semaines complètes, durée maximale d'incubation.
Composition des cas contacts
Les 26 cas contacts regroupent les quatre passagers du MV Hondius non-malades rapatriés dimanche et les vingt-deux autres personnes ayant été en contact avec une personne décédée du hantavirus en Afrique du Sud fin avril. Une seule Française a été testée positive au hantavirus. Âgée de 65 ans, elle se trouve toujours en réanimation dans un état grave à l'hôpital Bichat, à Paris.
Pas de circulation dans la population générale
À ce jour, les cas positifs recensés dans le monde, parmi lesquels trois personnes décédées, concernent exclusivement des croisiéristes. « Il n'y a pas de circulation du virus dans la population générale », et donc « pas lieu de proposer » des mesures de protection généralisées, avait déjà déclaré Stéphanie Rist au Parlement mercredi.
En outre, aucun élément ne suggère que la souche Andes d'hantavirus a muté et se comporterait « différemment du virus connu circulant dans certaines régions du monde », a estimé l'agence sanitaire de l'Union européenne, l'ECDC.



