Ce jeudi 2 juillet 2026, à 14h30, le personnel du service d’hospitalisation à domicile (HAD) de l’hôpital de Grasse se réunira pour la sixième fois sur le parvis de l’établissement. Une mobilisation qui a débuté le 28 mai dernier, visant à dénoncer la dégradation des conditions de travail et de l’offre de soins. Les agents organisent une grève au compte-goutte, chaque jeudi, pour maintenir la pression, selon Candice Julou, représentante CGT.
Des revendications inchangées
Les revendications restent les mêmes depuis le premier jour : plus de moyens humains et des véhicules adaptés. Malgré des propositions de la direction, rien n’a été formalisé par écrit. « On a eu des annonces, mais on veut des choses écrites. Concernant les voitures, une décision devrait être actée le 2 juillet avec la directrice ; et des effectifs, on en a eu un peu plus, mais ce n’est pas suffisant, les agents continuent de s’épuiser, et il y a toujours des reports de soins », déplore Candice Julou.
Un service en sous-effectif
Le service HAD de Grasse souffre d’un sous-effectif chronique, entraînant des reports de soins et des répercussions sur la santé mentale des agents. La mobilisation se tient de 14h30 à 16 heures, à l’heure où de nombreuses consultations sont programmées, afin de maximiser l’impact.
Pétition pour le CSAPA
Par ailleurs, le service du centre de soin, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) est également en crise. Une pétition intitulée « CSAPA CH Grasse, PSY supprimé, jeunesse en danger ! » a été mise en ligne après la suppression d’un poste de psychologue « du jour au lendemain ». Cette suppression met en péril les missions de prévention hors-les-murs, notamment dans les collèges et au CCAS. « Une dizaine de projets vont devoir être annulés », alerte Candice Julou. Ce mardi midi, la pétition avait recueilli 249 signatures et de nombreux commentaires. La reconduction de la grève du vendredi 26 juin pour le 3 juillet n’est pas encore décidée.



