Ambulanciers du Gard en colère : revalorisation tarifaire réclamée
Gard : les ambulanciers réclament une revalorisation des tarifs

À l'appel des quatre principales fédérations d'ambulanciers (CNSA, FNAA, FNAp et FNMS), des actions sont organisées dans le Gard à partir du 1er juillet. La raison : une tarification imposée par l'Assurance maladie qui ne serait plus adaptée aux coûts d'exploitation et menacerait la pérennité de certaines entreprises.

Une mobilisation nationale qui s'étend localement

Après la mobilisation de 400 ambulanciers ce vendredi à Paris, l'interfédération appelle à des actions sur l'ensemble du territoire. "La température monte chez les ambulanciers", alertent les fédérations. Vendredi dernier, près de 400 ambulanciers se sont rassemblés à Paris pour réclamer une revalorisation des tarifs des transports sanitaires. Une mobilisation restée sans réponse, dénoncent les fédérations : "Aucun engagement immédiat, aucune solution à la hauteur de la crise".

Le Gard en première ligne

Un mouvement qui sera notamment déployé dans le Gard ce jeudi 2 juillet. "Les tarifs de l'Assurance maladie sont figés, ils ne sont donc plus du tout d'actualité", indique Loïc Cazzulo, représentant de la FNMS sur le département. Pendant que les tarifs stagnent, les dépenses continuent de grimper : hausse conséquente du prix du carburant, augmentation des charges salariales… "Et nous n'avons pas obtenu un centime, aucune aide", dénonce-t-il.

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Pour se faire entendre, les ambulanciers privés cesseront d'assurer, ce jeudi, les transports hospitaliers d'urgence à la demande du Samu à Nîmes, Alès et Bagnols-sur-Cèze, durant toute la journée.

Un avenir incertain pour la profession

Au-delà de cette action symbolique, la profession s'inquiète également pour son avenir. "Aujourd'hui, il y a certains transports que nous ne sommes même plus en capacité d'assurer, parce qu'au final nous perdons de l'argent. Certaines entreprises se demandent si elles ne vont pas directement mettre la clé sous la porte", rapporte Loïc Cazzulo.

Un maillage territorial menacé

Une situation qui pourrait avoir des conséquences directes sur les patients. Car si le Gard compte actuellement près de 80 entreprises de transport sanitaire, la disparition de certaines fragiliserait le maillage territorial. "À la fin, le seul qui sera pénalisé, c'est le patient. Car on a des petites structures, des cliniques, qui ont fermé. Les soins se sont regroupés sur de grosses structures comme les CHU. Donc pour les patients qui sont dans des secteurs isolés, qui sont âgés et qui n'ont pas la possibilité de se déplacer, aujourd'hui, le seul moyen qu'ils ont pour avoir un accès aux soins, c'est le transport sanitaire. Si on casse le chaînage que l'on a au niveau du département, certains patients vont se retrouver avec d'énormes difficultés d'accès aux soins", alerte-t-il.

Une action qui pourrait être reconduite dans l'avenir. "Dans la mesure où nous n'aurons pas une oreille attentive, nous retournerons dans la rue", conclut Loïc Cazzulo.

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