En 2025, le département du Gard a été le deuxième plus touché de France par les maladies transmises par le moustique-tigre, avec plus de 70 cas recensés. Face à cette situation, l'Agence régionale de santé (ARS) a lancé un appel à la mobilisation contre cet insecte invasif, déjà bien présent sur le littoral et dans l'Hérault, département le plus touché d'Occitanie avec 119 cas en 2025.
Un retour de chaleur qui favorise la prolifération
Ce jeudi 30 avril, alors que les températures remontent nettement dans la région, l'ARS réitère son appel à la vigilance. Le moustique-tigre, désormais bien implanté en France, est vecteur de la dengue et du chikungunya, des maladies d'origine tropicale dont les complications peuvent être graves.
Les chiffres dans le Gard en 2025
Le Gard a enregistré 11 cas importés de dengue et 12 cas importés de chikungunya, liés à des voyages hors de la métropole. Les passagers sont invités à surveiller leur état de santé. Mais le département a surtout cumulé 45 cas autochtones de chikungunya, soit une transmission locale.
Les gestes à adopter
L'ARS insiste sur l'élimination de l'eau stagnante, notamment en zones résidentielles : déchets verts, eau des plantes, rétentions, couvrir les réservoirs. Ces zones sont prisées par le moustique-tigre pour pondre, et les opérations de démoustication classiques ne peuvent pas les traiter. L'ARS rappelle que ces opérations n'agissent ni sur les œufs ni sur les larves.
La mobilisation de tous est essentielle pour limiter la propagation de ces maladies cet été.



