Deux femmes habitant Les Sables-d'Olonne, en Vendée, ont été victimes d'erreurs médicales en 2024 et 2025. Dans les deux affaires, un même médecin est mis en cause. Il peut néanmoins toujours exercer, selon les informations révélées par Ouest-France les 27 et 28 mai 2026.
Une ablation injustifiée des deux ovaires
En juin 2024, une femme d'une soixantaine d'années a subi l'ablation des deux ovaires alors qu'elle consultait pour un kyste bénin. Les médecins ont justifié cette intervention en affirmant avoir « suivi ce que préconisent les statistiques pour les femmes de 65 ans. En cas de problème plus tard, vous n'aurez pas à vous faire réopérer ». Depuis, elle souffre de douleurs récurrentes et lancinantes, ce qui l'a poussée à porter plainte. Elle a été examinée le 6 mai dernier.
Des compresses oubliées après un accouchement
En octobre 2025, une autre patiente, âgée de 38 ans à l'époque, a vécu un accouchement difficile. Des compresses utilisées pour stopper une hémorragie après la naissance ont été oubliées dans son corps. Les jours suivants ont été marqués par la douleur. Sept mois plus tard, elle souffre encore de séquelles physiques et psychologiques. « Les douleurs sont chroniques, c'est une torture », a-t-elle confié. Elle a engagé des démarches judiciaires contre les médecins responsables, parmi lesquels figure le même praticien que dans la première affaire.
Un médecin toujours en exercice
Le médecin impliqué dans ces deux affaires n'est pas inscrit au Conseil de l'Ordre des médecins de Vendée. Par conséquent, « le Conseil de l'Ordre ne peut pas porter plainte » contre lui. C'est le médecin qui le supervisait lors de l'ablation des ovaires qui est visé. Depuis le 16 avril, il détient une autorisation ministérielle et peut exercer seul. Cependant, ces affaires pourraient lui « faire valoir une insuffisance professionnelle » s'il venait à s'inscrire dans un département pour exercer, selon le Conseil de l'Ordre.
Un appel à témoins
La sexagénaire, qui a « découvert qu'une autre patiente avait eu un problème avec le même médecin », souhaite savoir si d'autres personnes ont été victimes. « Ce serait bien de s'unir », a-t-elle déclaré à Ouest-France.



