Ebola en RDC : plus de 2 000 morts, la pire épidémie
Ebola en RDC : plus de 2 000 morts, pire épidémie

La République démocratique du Congo (RDC) a enregistré plus de 2 000 décès dus à Ebola depuis le début de l'épidémie en août 2018, selon les autorités sanitaires. Ce bilan fait de cette flambée la plus meurtrière jamais connue dans le pays, dépassant la précédente épidémie de 1976 qui avait fait 280 morts.

Un bilan qui s'alourdit dans l'est du pays

Le ministère congolais de la Santé a annoncé que le nombre de cas confirmés et probables s'élève à plus de 3 000, dont 2 000 décès. Les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri, en proie à l'insécurité, concentrent l'essentiel des cas. Les équipes médicales doivent faire face à des attaques de groupes armés, qui entravent la réponse et la vaccination.

La réponse vaccinale et les défis sécuritaires

Plus de 200 000 personnes ont été vaccinées avec le vaccin expérimental rVSV-ZEBOV, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Cependant, l'OMS a souligné que la transmission reste active et que la lutte est entravée par la méfiance des communautés et les violences. "Chaque nouveau cas est un rappel que la menace n'est pas terminée", a déclaré le docteur Matshidiso Moeti, directrice régionale de l'OMS pour l'Afrique.

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En juin, deux agents de santé ont été tués dans une attaque contre un centre de traitement à Butembo. Malgré ces difficultés, les autorités sanitaires poursuivent la surveillance et la vaccination dans les zones touchées. L'épidémie a également débordé sur l'Ouganda voisin, où trois cas ont été confirmés, mais maîtrisés rapidement.

Un impact sanitaire et économique majeur

Cette épidémie a un impact dévastateur sur les systèmes de santé locaux déjà fragiles. Selon l'UNICEF, plus de 800 enfants ont été infectés, et des milliers d'autres sont orphelins ou séparés de leurs familles. La réponse internationale, coordonnée par l'OMS, a mobilisé des fonds importants, mais les besoins restent énormes pour endiguer la maladie.

Le gouvernement congolais et ses partenaires espèrent que la coordination avec les groupes armés permettra d'accéder aux zones les plus dangereuses. La fin de l'épidémie n'est pas encore en vue, et les experts craignent une propagation régionale si la situation sécuritaire ne s'améliore pas.

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