L'été 2023 marque un tournant pour Adinda et sa fille Emma, alors âgée de deux ans et demi, diagnostiquée d'un diabète de type 1 à l'hôpital Lenval de Nice. Originaire de Cogolin, dans le Var, la jeune mère se souvient des premiers signes : « Elle s'est mise à mouiller son lit de manière excessive, dormait très mal et se réveillait sans cesse. Un soir, elle était très pâle, et le lendemain totalement épuisée. » Alerté, le pédiatre réalise un test glycémique et oriente immédiatement la famille vers les urgences.
Un retour à domicile compliqué
Après une nuit en soins intensifs et huit jours d'hospitalisation, le retour à domicile s'avère difficile. La gestion d'une pompe à insuline classique est compliquée pour la petite fille, qui arrache régulièrement les tubulures, notamment lorsqu'elle va aux toilettes.
La boucle semi-fermée : un dispositif innovant
Un tournant s'opère en janvier 2024 avec le passage à la boucle semi-fermée. Ce système associe un capteur posé sur le bras, mesurant la glycémie en continu, à une pompe à insuline portée à la taille, reliée à un cathéter. L'ensemble communique avec une application mobile et ajuste automatiquement l'administration d'insuline. « Même si nous faisons une erreur dans les calculs, la pompe peut corriger. C'est beaucoup plus rassurant », confie Adinda.
Un suivi en temps réel et une charge mentale allégée
Le suivi se fait désormais en temps réel sur smartphone, simplifiant les échanges avec l'école et allégeant considérablement la charge mentale. Mais c'est surtout la nuit que le changement est le plus marquant : « Avant, les alarmes pouvaient sonner jusqu'à dix fois. Aujourd'hui, l'application gère les variations et nous envoie seulement des alertes utiles. Il nous arrive de passer des semaines entières sans être réveillés. »



