Cyanobactéries : vigilance renforcée sur le Tarn et la Dourbie face aux risques
Cyanobactéries : vigilance renforcée sur Tarn et Dourbie

De nouveaux prélèvements effectués les 7 et 8 juillet 2026 ont conduit les autorités sanitaires à renforcer la vigilance sur plusieurs secteurs du Tarn et de la Dourbie face à la prolifération de cyanobactéries benthiques. Les analyses ont révélé la présence de biofilms et de fragments détachés (flocs) à proximité de zones de baignade, notamment à Castelbouc, Sainte-Énimie et Peyre. La canicule en cours, qui réchauffe les cours d'eau et réduit leurs débits, pourrait encore accentuer le phénomène selon le syndicat mixte Tarn Amont.

Des mesures de vigilance étendues sur plusieurs secteurs

Les Agences régionales de santé (ARS) de l'Aveyron, du Gard et de la Lozère ont mis à jour leur dispositif de suivi. Sur le Tarn, le secteur entre Creissels et Montjaux passe en phase 2 « Vigilance », tandis que cette phase est maintenue entre Montbrun et Sainte-Énimie en Lozère. Sur la Dourbie, la phase 2 est également maintenue entre La Roque-Sainte-Marguerite et Millau. Les autres secteurs du périmètre de surveillance restent en phase 1 « Surveillance », indiquant que le phénomène est suivi sans concentrations préoccupantes pour l'instant.

Une nouvelle campagne d'observation est programmée dans la semaine pour suivre l'évolution de la situation. Les autorités recommandent aux usagers de consulter la cartographie en temps réel des secteurs surveillés sur le site du syndicat mixte Tarn Amont.

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Un phénomène naturel amplifié par la chaleur

Les cyanobactéries benthiques se développent sous forme de tapis ou de biofilms fixés sur les pierres et les fonds des rivières. Lorsque ces biofilms se détachent, ils forment des amas pouvant dériver jusqu'aux berges ou aux zones de baignade. Les épisodes de fortes chaleurs, les faibles débits et l'ensoleillement important créent des conditions particulièrement favorables à leur développement, un phénomène appelé « bloom ». Selon le syndicat mixte Tarn Amont, la canicule en cours pourrait accentuer ce phénomène dans les prochains jours.

« Contrairement aux proliférations visibles à la surface des lacs ou des plans d’eau, les cyanobactéries benthiques sont souvent discrètes et peuvent passer inaperçues. Pourtant, certaines espèces sont capables de produire des toxines potentiellement dangereuses pour les animaux et, plus rarement, pour l’être humain », précise le syndicat.

Précautions à respecter pour les baigneurs et les propriétaires d'animaux

Bien que le passage en phase 2 « Vigilance » n'implique pas une interdiction systématique de la baignade ou des activités nautiques, les autorités recommandent plusieurs précautions : ne pas manipuler ni ramasser les amas ou flocs présents sur les berges ou dans l'eau ; empêcher les chiens d'y accéder ou d'en ingérer, car les animaux sont particulièrement sensibles aux toxines ; surveiller les jeunes enfants pour éviter tout contact avec ces dépôts ; signaler toute présence importante de biofilms ou de flocs aux collectivités ou gestionnaires concernés.

Le syndicat mixte Tarn Amont rappelle que l'ensemble des rivières d'eau courante est susceptible d'accueillir des cyanobactéries benthiques, y compris les petits affluents qui ne font pas nécessairement l'objet d'un suivi spécifique. La prochaine actualisation est attendue après la campagne d'observation prévue cette semaine.

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