Chirurgie ambulatoire à l'arrêt à l'hôpital d'Alès faute de moyens
Chirurgie ambulatoire à l'arrêt à l'hôpital d'Alès

Le service de chirurgie ambulatoire du centre hospitalier d'Alès-Cévennes est totalement à l'arrêt depuis plusieurs jours, faute de personnel et d'espace. Ce mardi 23 juin, plusieurs dizaines d'agents se sont rassemblés à l'appel de la CGT pour dénoncer une situation qu'ils jugent intenable.

Un service saturé malgré des effectifs insuffisants

Le service de chirurgie ambulatoire, où les patients sont opérés et sortent le jour même, a vu ses admissions doubler en un an, passant de 11 à une vingtaine de patients par jour. Pourtant, les effectifs, composés de cinq infirmières, deux aides-soignants et une ASH, n'ont pas augmenté. "Nous avons lancé des avertissements depuis un an. Nous manquons de place, de personnel", explique Alisée, une des infirmières.

Selon Jérôme Garcia, aide-soignant, la situation se résume à "un manque de moyens, un manque de personnel, un manque de soins". Les soignants affirment avoir demandé à la direction des renforts et le remplacement de collègues absents, sans réponse. Résultat : "on mange sur notre temps de travail, on ne prend pas de pause".

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Des locaux inadaptés et un manque de confidentialité

Outre le manque d'effectifs, les locaux sont jugés inadaptés. Après un déménagement dans une autre partie de l'hôpital, l'espace disponible a été divisé par trois. Les soignants dénoncent un manque de confidentialité pour les patients. "Les autres patients savent, par exemple, si vous venez pour une endoscopie", soulignent les infirmières.

La sécurité des patients est également compromise. "On se retrouve à demander à certains d'entre eux de nous aider à pousser les meubles, les brancards pour pouvoir passer. Ce n'est pas tolérable", assènent les agentes.

Un appel à la mobilisation générale

La CGT a appelé à une mobilisation générale pour "une meilleure santé à l'hôpital et ailleurs". Selon le syndicat, si la situation persiste à se dégrader, "il va y avoir des morts". Les soignants espèrent que ce rassemblement fera réagir la direction et les pouvoirs publics.

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