Selon une étude de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) publiée le 23 juin 2026, les cancers et les maladies cardiovasculaires demeurent les deux premières causes de décès en France en 2024. Ces pathologies représentent ensemble près de 60 % de l'ensemble des décès enregistrés dans le pays.
Les cancers en tête
Les cancers sont responsables de 27 % des décès, soit environ 170 000 morts par an. Les cancers du poumon, du côlon-rectum et du sein sont les plus meurtriers. Chez les hommes, le cancer du poumon est la première cause de décès par cancer, tandis que chez les femmes, c'est le cancer du sein.
Les maladies cardiovasculaires arrivent en deuxième position, avec 24 % des décès, soit environ 150 000 morts par an. Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) et les infarctus du myocarde sont les principales causes de décès dans cette catégorie.
Espérance de vie en hausse
Malgré ces chiffres, l'espérance de vie à la naissance continue de progresser en France. En 2024, elle atteint 85,3 ans pour les femmes et 79,8 ans pour les hommes, soit une augmentation de 0,2 an par rapport à 2023. Cette progression s'explique notamment par une baisse de la mortalité infantile et une meilleure prise en charge des maladies chroniques.
L'étude de l'Inserm souligne également une diminution significative des décès liés aux maladies infectieuses, notamment grâce à la vaccination et aux progrès des traitements. En revanche, les décès par suicide et par accidents de la route restent stables.
Des disparités régionales
Des disparités régionales persistent. Les régions du nord et de l'est de la France enregistrent des taux de mortalité plus élevés pour les cancers et les maladies cardiovasculaires. En Île-de-France, l'espérance de vie est plus élevée que la moyenne nationale, tandis qu'en Hauts-de-France, elle est inférieure de près de deux ans.
L'Inserm recommande de renforcer les politiques de prévention, notamment en matière de tabagisme, d'alimentation et d'activité physique, pour réduire l'incidence des cancers et des maladies cardiovasculaires. Selon le Dr. Sophie Lemoine, épidémiologiste à l'Inserm : "Ces résultats rappellent l'urgence de poursuivre les efforts de prévention et de dépistage précoce pour ces pathologies."
Impact des facteurs de risque
L'étude met en évidence l'impact majeur des facteurs de risque comportementaux. Le tabagisme est responsable d'un quart des décès par cancer, tandis que la sédentarité et une alimentation déséquilibrée contribuent fortement aux maladies cardiovasculaires. L'Inserm estime que 40 % des décès par cancer pourraient être évités par des changements de mode de vie.
En conclusion, bien que l'espérance de vie progresse, les cancers et les maladies cardiovasculaires restent les principaux défis sanitaires en France. Les autorités sanitaires appellent à une mobilisation collective pour réduire l'impact de ces maladies.



