Le maire de Beauvoisin, Frédéric Meseguer, exprime son incompréhension face à la décision de l'Agence régionale de santé (ARS) du Gard de ne pas classer sa commune en Zone d'intervention prioritaire (ZIP). Dans un communiqué adressé à Midi Libre, le directeur départemental de l'ARS, Guillaume Dubois, a indiqué que Beauvoisin resterait en Zone d'action complémentaire (ZAC), car d'autres zones du département connaissent une tension plus forte.
Un classement attendu pour attirer des médecins
Depuis le départ du dernier médecin de la commune en octobre 2025, Beauvoisin espérait obtenir le classement en ZIP, qui permet de bénéficier d'aides renforcées, notamment financières, pour attirer de nouveaux praticiens. L'ARS avait transmis une demande en ce sens à sa hiérarchie en décembre 2025. Cependant, Guillaume Dubois a précisé que la décision ne se base pas sur une seule commune, mais sur l'ensemble du territoire de vie santé en Occitanie, où certains secteurs sont beaucoup moins bien dotés.
Le maire dénonce une absence de concertation
Frédéric Meseguer se dit catastrophé par cette décision prise sans concertation. Il rappelle que le classement en ZIP était essentiel dans la stratégie de la commune pour attirer des médecins. Le 16 juin, il avait réuni cinq adjoints, dont Françoise Prat, chargée du dossier, ainsi qu'une dizaine de professionnels de santé, pour échanger avec la Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) Camargue gardoise sur les solutions pour recruter de nouveaux praticiens.
Le président de la CPTS, Jean Savare, et son délégué général, Jean-Baptiste Keller, ont présenté plusieurs mesures : l'arrivée de « docteurs juniors » dès septembre, le recours à la société Vichy Santé pour rechercher des candidats, et l'organisation d'une rencontre fin 2026 à Beauvoisin pour favoriser l'installation de médecins. Ils ont également précisé que le numéro d'urgence 15 oriente les patients sans médecin référent vers un praticien situé à moins de trente minutes de leur domicile.
Malgré ce refus, le maire assure qu'il poursuivra ses démarches auprès de l'ARS et continuera à chercher toutes les solutions possibles pour attirer des praticiens à Beauvoisin.



