Baisse des températures : un soulagement pour l'organisme, selon une médecin
Baisse des températures : un soulagement pour l'organisme

Alors que de nombreuses villes françaises, comme Metz, Alençon, Mulhouse ou Tarbes, ont franchi pour la première fois la barre des 40 °C cet été, la fin du mois d'août s'annonce moins chaude, mais reste élevée. Cette variation brutale des températures, bien que non dangereuse en soi, influence nos perceptions et peut affecter l'organisme.

Un constat unanime chez les patients

« Ah ça y est on respire », « je me sens moins fatigué », « j'ai dormi avec un drap ! » : dans son cabinet, la docteure Faïza Bossy a entendu mercredi le constat unanime de ses patients face à la baisse des températures. « Les Français décrivent une sensation de fraîcheur, mais on reste aux alentours des 25 °C, tempère la professionnelle de santé. Tout ça, c'est une question de perception. »

Diminution des symptômes liés à la chaleur

Si le thermomètre plafonne toujours entre 20 et 32 °C ce jeudi après-midi selon Météo-France, la fin de l'épisode caniculaire engendre « une amélioration des symptômes qui étaient liés aux températures inhabituelles », explique la médecin généraliste. Résultat : moins de maux de tête, une diminution de la fatigue, et moins de jambes lourdes. « Mais la baisse des températures ne s'accompagne pas d'apparition de nouveaux symptômes », rassure la spécialiste. Ce mieux-être est notamment possible grâce aux modes de vie qui accompagnent cette baisse du mercure.

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« Certaines personnes se sentent moins fatiguées ou observent une sensation de jambes moins lourdes car elles reprennent tout simplement une activité physique », détaille Faïza Bossy, alors que les efforts intenses, comme le sport, sont déconseillés en période de canicule. « Lorsque les températures ne sont ni trop chaudes ni trop froides, l'organisme dépense moins d'énergie, et donc, on se sent mieux », rappelle-t-elle.

Des perceptions différentes selon les individus

En période de fortes chaleurs, le corps dépense beaucoup d'énergie pour réguler sa température, qu'il fixe aux alentours de 38 °C. C'est l'hypothalamus, sorte de thermostat naturel, qui permet cette régulation. Sur ce point, les humains ne sont pas tous égaux.

Chez les nourrissons, cette glande du cerveau n'est pas tout à fait mature : « ils sont donc très sensibles aux variations de chaleurs », prévient l'experte, « tout comme les personnes âgées, plus vulnérables car leur hypothalamus régule moins bien leur température. » Les femmes enceintes ou ménopausées peuvent également être plus sensibles à ces changements brutaux.

Des variations sans danger pour les personnes en bonne santé

La spécialiste se veut rassurante : ces variations rapides et consécutives ne représentent pas un réel danger pour une personne en bonne santé. « Le plus difficile, ce n'est pas la température, mais les variations importantes de ces températures, parfois dans une même journée, qui se sont succédé et ont empêché nos organismes de se reposer », indique-t-elle. « Les populations s'habituent, si bien que si l'on demande à un habitant d'un pays chaud de se déplacer dans un pays plus frais, il sera forcément déstabilisé, même si la température n'est pas considérée comme extrême. »

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