La communauté de communes Cœur du Var met en service deux lignes de navette gratuites à compter du 1er septembre 2026. L'objectif est de relier la gare SNCF de Carnoules au Thoronet, d'une part, et à Cabasse-sur-Issole, d'autre part. Ce dispositif expérimental, baptisé Oz'car, vise à répondre à une demande croissante des habitants du territoire.
Un service gratuit pour neuf communes
Le président de la communauté de communes, Thierry Bongiorno, maire de Gonfaron, a déclaré : « Cette navette, nous l'avons créée car nous faisions face à une grosse demande de la part des habitants. » La ligne A relie Carnoules au Thoronet en passant par Pignans, Gonfaron, Le Luc-en-Provence et Le Cannet-des-Maures. La ligne B dessert Cabasse-sur-Issole via Besse-sur-Issole et Flassans-sur-Issole. Au total, neuf des onze communes de la collectivité sont couvertes.
Thierry Bongiorno a précisé que « Puget-Ville, qui possède un arrêt de train, et Les Mayons » ne sont pas inclus dans le tracé initial. Pour Les Mayons, un minibus sera mis en place avant la fin de l'année 2026 afin de rabattre les voyageurs jusqu'à un arrêt de la navette au Luc.
Huit boucles quotidiennes et un véhicule écologique
Chaque ligne propose deux boucles le matin et deux le soir, soit huit boucles par jour au total. Les autocars, longs de 7,30 mètres et roulant à l'HVO (huile végétale), sont fournis par le transporteur Beltrame. Ils offrent 25 places assises avec ceinture de sécurité, ainsi qu'un emplacement pour une personne en fauteuil roulant.
Ce dispositif expérimental s'inscrit dans la perspective du futur Service express régional métropolitain (Serm) de l'aire toulonnaise, qui prévoit une fréquence de train toutes les 15 minutes aux heures de pointe jusqu'à Carnoules. Jean-Michel Dragone, élu du Luc et chargé de la mobilité pour Cœur du Var, a indiqué que « la durée initiale de fonctionnement pour cette navette est d'une année, mais on s'est donné la possibilité de prolonger d'une année supplémentaire ».
Un modèle économique à construire
La gratuité est assurée pour la première année d'expérimentation. Thierry Bongiorno a expliqué : « C'est un service public, nous assumons la dépense pour l'instant. Ensuite, il faudra voir : la mobilité n'est pas une compétence de notre collectivité, nous espérons, avec la Région, obtenir des aides pour pérenniser le dispositif. »
Le projet a été préparé par une étude approfondie et une large concertation avec les maires des communes concernées. Jean-Michel Dragone a souligné qu'il s'agit d'« un travail de longue haleine, mené avec les maires de toutes les communes ». La communication des horaires, des trajets et des arrêts est jugée cruciale pour le succès de l'initiative. Thierry Bongiorno a conclu : « C'est un beau projet intercommunal, dont nous sommes particulièrement fiers. »
Les horaires et la liste des arrêts sont disponibles sur le site de la communauté de communes : coeurduvar.com.



