Alors que la France connaît une vague de chaleur exceptionnelle, les épreuves du baccalauréat professionnel 2026 se déroulent dans des conditions difficiles. Les chefs d'établissement, livrés à eux-mêmes, bricolent pour organiser les examens malgré la canicule. Dans de nombreux lycées, les salles d'examen ne sont pas climatisées, et les températures dépassent les 35 degrés Celsius.
Des solutions de fortune
Pour faire face à la chaleur, les proviseurs multiplient les initiatives. Certains installent des ventilateurs, d'autres ouvrent les fenêtres en espérant un courant d'air. Dans un lycée de la région parisienne, des glacières remplies de bouteilles d'eau sont mises à disposition des candidats. « Nous faisons avec les moyens du bord », confie un chef d'établissement. « Nous n'avons reçu aucune consigne du ministère pour adapter les épreuves à la canicule. »
Des conditions inégales selon les régions
La situation varie fortement d'une région à l'autre. Dans le sud de la France, où les températures sont les plus élevées, les difficultés sont accrues. Certains lycées ont décalé les épreuves aux heures les plus fraîches, le matin tôt ou en fin d'après-midi. D'autres ont regroupé les élèves dans les rares salles climatisées, comme les amphithéâtres ou les salles informatiques.
L'absence de directives nationales critiquée
Les syndicats enseignants dénoncent le manque d'anticipation du ministère de l'Éducation nationale. « On attendait un plan canicule pour les examens, mais rien n'est venu », déplore un représentant syndical. « Les chefs d'établissement sont contraints de prendre des décisions au cas par cas, ce qui crée des inégalités entre les candidats. »
Des risques pour la santé des candidats
Les conditions de chaleur extrême présentent des risques pour la santé des lycéens. Maux de tête, nausées, difficultés de concentration : les signes de malaise sont fréquents. Dans un lycée de Marseille, un élève a dû être pris en charge par les secours après un malaise vagal. « On ne peut pas travailler dans ces conditions », témoigne une candidate. « On sue sur nos copies, c'est dégoûtant et ça empêche de se concentrer. »
Des appels à repousser les épreuves
Face à cette situation, plusieurs voix s'élèvent pour demander le report des épreuves. Des parents d'élèves et des syndicats ont saisi le rectorat pour réclamer un aménagement du calendrier. Mais pour l'instant, le ministère maintient sa position : les épreuves se déroulent comme prévu. « Le bac pro est un diplôme national, on ne peut pas le décaler localement sans créer de précédent », explique un porte-parole.
Des enseignants mobilisés malgré tout
Malgré les difficultés, les équipes pédagogiques restent mobilisées pour assurer le bon déroulement des examens. Dans certains lycées, les professeurs apportent des brumisateurs et des serviettes fraîches pour les élèves. « On fait avec les moyens du bord, mais on ne laissera personne en difficulté », assure un enseignant. Les candidats, eux, tentent de garder leur sang-froid. « On a travaillé toute l'année pour ça, on ne va pas lâcher maintenant », lance un élève.



