Ce mercredi 1er juillet, les ambulanciers privés du Var organisent une journée de mobilisation qualifiée de « presque noire » par leur représentant. Au programme : une opération escargot sur l’autoroute A57 et un rassemblement devant la préfecture de Toulon. Les professionnels réclament une revalorisation de leurs missions, estimant leur modèle économique en péril.
Un mouvement national qui s’enracine dans le Var
Cette action s’inscrit dans un mouvement national qui dure depuis plusieurs mois. Les ambulanciers demandent l’ouverture de négociations pour revaloriser les tarifs des prestations. « Année après année, la situation ne fait que se dégrader et nous avons vraiment le sentiment d’être la dernière roue du carrosse », déplore Johan Cabrita, directeur général de Var Assistance et délégué régional de la Chambre nationale des services d’ambulances (CNSA).
Selon lui, la profession est exsangue : factures payées tardivement, temps d’attente non rémunéré entièrement, aides au carburant insuffisantes. « Dans le Var, quatre sociétés sont déjà en redressement judiciaire », précise-t-il.
Opération escargot et rendez-vous à la préfecture
Dès 7 heures, les ambulanciers se rassemblent sur l’aire de La Garde (ex-La Chaberte), avec des véhicules appartenant aux deux tiers des soixante-quatre sociétés varoises et représentant trois des quatre syndicats du transport sanitaire privé. De là, ils entament une opération escargot vers l’hôpital Sainte-Musse, puis se dirigent vers les locaux de la Caisse primaire d’assurance maladie à La Rode, avant de terminer, vers midi, à la préfecture du Var. Là, ils espèrent être reçus par le représentant de l’État.
Un dialogue de sourd avec le gouvernement
Vendredi dernier, près de quatre cents véhicules étaient mobilisés à Paris en marge d’un rendez-vous avec Stéphanie Rist, la ministre de la Santé. « Un échange stérile », selon Johan Cabrita, qui dénonce une fin de non-recevoir. Face à ce silence, les ambulanciers du Var ont pris les devants : depuis samedi, ils n’effectuent plus les sorties d’hôpital. Ce mercredi, ils ne réaliseront pas non plus les transferts entre établissements et ne prendront les urgences que sur réquisition. Seules les dialyses, chimio et radiothérapie seront assurées.
« Sans les ambulanciers, toute une partie du système de santé est immobilisée », insiste Johan Cabrita, qui espère une réaction rapide des pouvoirs publics. Il prévient que le mouvement pourrait se poursuivre si leurs revendications ne sont pas entendues.



