Lycées : 200 établissements fermés, 3 024 profs remplaçants déployés
Lycées : 200 fermetures, 3 024 remplaçants déployés

La mobilisation des lycéens se poursuit ce mardi dans toute la France, avec environ 200 établissements scolaires fermés, selon le ministère de l’Éducation. Une « décrue par rapport aux semaines précédentes », alors que les élèves réclament un plan de 10 milliards d’euros pour les lycées. Face à des classes surchargées et des absences répétées, la jeunesse demande notamment plus de professeurs dans les établissements. En réponse, le gouvernement a annoncé en fin de semaine le déploiement en urgence de 3 024 professeurs remplaçants dans les lycées les plus critiques.

Où en est le déploiement des remplaçants ?

Interrogé ce mardi, Édouard Geffray, le ministre de l’Éducation nationale, a précisé que sur « 23 académies sur 30 », « depuis vendredi, 35 % des remplaçants qui étaient disponibles ont déjà été affectés », et que « on a recruté une centaine de personnes supplémentaires ». Ces professeurs remplaçants sont « essentiellement des TZR », des professeurs titulaires sur zone de remplacement, comme l’a expliqué Philippe Baptiste, le ministre de l’Enseignement supérieur, sur France Info la semaine dernière, réfutant tout « bricolage ».

Le SNES-FSU dénonce des affectations hors discipline

Le Syndicat National des Enseignements de Second degré (SNES-FSU) ironise : « Mais d’où sortent-ils ? », alors que les remplaçants semblent sortis du chapeau. Le syndicat rappelle que les TZR, « lorsqu’ils n’ont pas d’affectation, sont dans leur établissement de rattachement administratif, où ils effectuent des activités de nature pédagogique dans leur discipline en attendant un arrêté d’affectation sur une suppléance ». Mais les représentants craignent des dérives, notamment des affectations « hors de la discipline de recrutement » ou hors de la zone de remplacement. « Les TZR ne sont pas des pions que l’administration peut faire bouger au gré de ses envies mais aussi de ses manquements », martèle le SNES-FSU.

Le droit de manifester, mais un appel au retour en cours

De son côté, Édouard Geffray a affirmé que les lycéens pouvaient « évidemment continuer à s’exprimer » en manifestant, « ça c’est leur droit le plus strict […] en revanche, moi mon aspiration profonde, c’est que chacun puisse retourner en cours devant ses professeurs ». Le ministère espère ainsi une poursuite de la décrue de la mobilisation, alors que les syndicats restent vigilants sur les conditions de ces remplacements d’urgence.