Victimes d'Epstein poursuivent le gouvernement américain et Google après une fuite d'identité
Victimes d'Epstein poursuivent État et Google après fuite

Victimes d'Epstein : plainte contre l'État américain et Google après une fuite catastrophique

Des victimes du criminel sexuel Jeffrey Epstein ont déposé plainte jeudi contre le gouvernement américain et la multinationale Google, suite à la révélation par erreur de leur identité dans des documents judiciaires mis en ligne par le ministère américain de la Justice. Cette divulgation accidentelle concerne environ 100 personnes, dont les informations privées ont été exposées au grand public.

Une violation massive de la vie privée

Le ministère de la Justice a publié en janvier plus de 3 000 000 de fichiers liés à l'enquête sur le financier déchu, incluant ses connexions avec des personnalités influentes. Malheureusement, ces documents contenaient les noms de victimes qui devaient rester anonymes, violant ainsi leurs droits fondamentaux.

« Le gouvernement a révélé l'identité d'environ 100 victimes du prédateur sexuel condamné, en publiant leurs informations privées et en les identifiant aux yeux du monde entier », précise la plainte déposée devant un tribunal de San Francisco.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Google accusé de perpétuer le préjudice

Malgré le retrait des informations par les autorités, Google continue d'afficher les données personnelles des victimes dans ses résultats de recherche et dans des contenus générés par l'intelligence artificielle. « Même après que le gouvernement a reconnu que cette divulgation violait les droits des victimes et a retiré les informations, des acteurs en ligne comme Google les republient continuellement, refusant les demandes des victimes de les supprimer », dénoncent les plaignants.

Des journalistes du New York Times ont également découvert des dizaines de photos de personnes nues dans ces archives, où les visages étaient clairement visibles, aggravant encore la situation.

Un nouveau traumatisme pour les victimes

Jeffrey Epstein, arrêté en juillet 2019 pour exploitation sexuelle de mineures et association de malfaiteurs, a été retrouvé mort dans sa cellule le 10 août 2019, un suicide selon l'autopsie. Déjà condamné en 2008 dans une affaire similaire en Floride, il bénéficiait d'un accord secret avec un procureur.

Les victimes subissent désormais un « nouveau traumatisme » : « Des inconnus les appellent, leur envoient des courriels, mettent en péril leur sécurité physique et les accusent d'avoir été complices d'Epstein alors qu'en réalité, elles ont été les victimes d'Epstein », souligne la plainte. Cette affaire met en lumière les défis persistants de la protection des victimes dans l'ère numérique.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale