Josh Smith, un Gallois de 34 ans, souffrait de maux de tête depuis plusieurs semaines lorsqu'il a appris qu'il était atteint d'un cancer du cerveau. Il estime devoir la vie à sa compagne, qui l'a poussé à consulter un médecin, a-t-il raconté à la BBC.
Des symptômes trompeurs
Tout a commencé au mois de janvier par une « étrange sensation », a-t-il relaté. « Je pensais simplement que j'étais fatigué », se souvient-il. Le mois suivant, le trentenaire a commencé à souffrir de maux de tête persistants et d'absences. « J'ai découvert plus tard qu'il s'agissait de mini-crises d'épilepsie dont je n'avais pas conscience », explique-t-il.
Un diagnostic tardif
Josh Smith n'était pas un habitué des cabinets médicaux : il n'avait pas consulté depuis douze ans. Sentant que quelque chose n'allait pas, sa compagne l'a donc poussé à prendre rendez-vous chez un médecin généraliste. Celui-ci n'a rien détecté d'anormal et l'a orienté vers un ophtalmologue, qui n'a rien constaté non plus. Sa compagne l'a finalement conduit aux urgences le 13 février, alors que Josh ressentait « une douleur insoutenable ». Un scanner réalisé le lendemain a révélé la présence d'une tumeur de 4,5 cm dans son cerveau. Il s'agissait d'un glioblastome, une forme agressive de tumeur cérébrale au pronostic sombre. La survie moyenne est estimée entre douze et dix-huit mois. Une intervention chirurgicale a permis de retirer 95 % de la tumeur.
Un combat incurable
Depuis, Josh Smith suit des séances de radiothérapie et de chimiothérapie. Mais le traitement n'est que palliatif, selon les médecins, la maladie étant incurable. Le couple garde néanmoins espoir : « Nous essayons simplement de profiter de chaque jour. »
Un appel à l'action
Les deux Britanniques soutiennent désormais une campagne appelant le gouvernement gallois à augmenter ses investissements dans la recherche sur les tumeurs cérébrales. Chaque année, environ 3 200 personnes reçoivent un diagnostic de glioblastome au Royaume-Uni, selon l'organisation Brain Tumour Research. D'après cette dernière, le traitement de la maladie n'a pas progressé depuis vingt ans.



