Un trafic inquiétant d'armes de guerre démantelé dans l'Hérault
Les gendarmes de l'Hérault ont récemment démantelé un réseau de trafic d'armes impliquant un employé d'armurerie, écroué pour avoir vendu des accessoires transformant des pistolets semi-automatiques en armes de guerre. L'affaire, qui a débuté il y a un an, a conduit à l'arrestation de trois personnes, dont deux ont été mises en examen pour acquisition d'armes et blanchiment.
Des switch Glock vendus librement sur internet
Les douanes avaient alerté les forces de sécurité intérieure sur la vente en ligne de switch Glock, des petits accessoires en métal ou plastique permettant de faire passer les pistolets Glock en mode tir en rafale. Ces armes, très répandues dans les forces de l'ordre et le banditisme, deviennent alors des armes de catégorie A, réservées aux armées.
Parmi les acheteurs, un tireur sportif montpelliérain a attiré l'attention. Les enquêteurs ont saisi chez lui deux Glocks et un fusil à pompe. Il était en relation régulière avec le jeune employé d'une armurerie située dans un village de l'Hérault, qui achetait également ces switch et proposait même des vidéos d'installation.
Un groupe WhatsApp et des tirs sauvages en forêt
Un groupe WhatsApp baptisé Los Pistoleros réunissait des amateurs d'armes à feu. Les échanges montraient qu'ils organisaient des séances de tir sauvage dans les forêts de l'Hérault et du Gard, sans aucune précaution pour les randonneurs. Le jeune armurier, administrateur du groupe, a supprimé ce dernier après le début de l'enquête.
Un arsenal saisi chez l'employé d'armurerie
Lors de la perquisition chez le jeune armurier, les gendarmes ont découvert un véritable arsenal non déclaré : six pistolets semi-automatiques, un revolver, un millier de munitions, un brassard de la Gendarmerie nationale et deux gilets pare-balles. De l'argent liquide, des pièces d'or et d'argent, ainsi que des traces d'investissement en cryptomonnaies ont également été retrouvés.
Le jeune homme, qui admet avoir participé aux tirs sauvages, a refusé de collaborer avec les enquêteurs, ne déverrouillant pas son téléphone et gardant le silence pendant sa garde à vue et devant le juge. L'avocat général a estimé qu'il pourrait récidiver, s'opposant à sa remise en liberté. Le prévenu a plaidé pour sa libération en invoquant ses examens à passer en juillet. La décision sera rendue le 16 juin.



