Tariq Ramadan condamné à 18 ans de réclusion criminelle pour viols sur trois femmes
Tariq Ramadan condamné à 18 ans de réclusion criminelle

Tariq Ramadan condamné à 18 ans de réclusion criminelle pour viols

Ce mercredi, la cour criminelle départementale de Paris a condamné Tariq Ramadan à 18 ans de réclusion criminelle pour des viols sur trois femmes. Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet, qui avait requis cette peine. L'islamologue de 63 ans a été jugé par défaut et à huis clos, une procédure exceptionnelle dans cette affaire.

Un procès marqué par l'absence de l'accusé

Le procès de Tariq Ramadan a débuté le 2 mars, mais l'accusé ne s'est pas présenté à l'audience. Ses avocats ont alors expliqué qu'il avait été hospitalisé deux jours auparavant à Genève, en Suisse, en raison selon eux d'une poussée de sclérose en plaques. Face à cette absence, un mandat d'arrêt a été immédiatement délivré à son encontre.

La présidente de la cour criminelle, Corinne Goetzmann, a ordonné une expertise médicale sur pièces à deux neurologues désignés pour évaluer son état de santé. Cette mesure visait à déterminer si le procès devait être renvoyé à une date ultérieure ou non.

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L'expertise médicale rejette la demande de renvoi

Dans un rapport lu à l'audience le 6 mars par la magistrate, les experts ont conclu à la stabilité de la sclérose en plaques dont souffre Tariq Ramadan depuis plusieurs années, sans signe de poussée récente. Ils ont estimé qu'il pouvait donc comparaître devant la cour criminelle.

Sur cette base, la présidente a rejeté la demande de renvoi du procès et a décidé que l'accusé serait jugé par défaut. Le procès s'est déroulé à huis clos, comme le demandait une partie civile. Un mandat d'arrêt, à exécution et diffusion immédiate, a été délivré contre Tariq Ramadan.

Les avocats quittent la salle d'audience

Les quatre avocats de Tariq Ramadan ont quitté la salle d'audience, estimant qu'ils ne pouvaient défendre leur client dans ce qu'ils ont qualifié de parodie de justice. Cette décision a marqué un tournant dramatique dans le déroulement des audiences.

La condamnation à 18 ans de réclusion criminelle intervient après des années d'enquête et de procédure, mettant fin à un chapitre judiciaire complexe et médiatisé. Les faits reprochés remontent à plusieurs années et ont donné lieu à des débats intenses sur la justice et les droits des victimes.

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