Tariq Ramadan condamné à 18 ans de prison pour viols : un verdict sévère malgré l'absence de l'accusé
Tariq Ramadan condamné à 18 ans de prison pour viols (26.03.2026)

Tariq Ramadan condamné à 18 ans de prison pour viols : un verdict historique

L'islamologue Tariq Ramadan a été condamné, ce mercredi 25 mars, par la cour criminelle de Paris à une peine de 18 années de prison pour trois viols, dont l'un commis sur une personne vulnérable. Ce verdict sévère, prononcé par défaut en l'absence de l'accusé, marque un tournant dans une affaire qui a éclaté en 2017 et a conduit à la chute de cette figure médiatique.

Un procès en l'absence de l'accusé

La scène était inhabituelle : un box vide, des bancs de la défense désertés, et seulement une plaignante présente parmi les victimes. Tariq Ramadan, prétendument absent pour motifs médicaux, n'a pas comparu devant ses juges, malgré un mandat d'arrêt émis le 5 mars pour défaut de présentation. Ses avocats ont également boycotté l'audience, jetant la suspicion sur le travail des magistrats.

La présidente de la cour criminelle de Paris a pris une heure pour lire un délibéré implacable, soulignant que rendre la justice par défaut ne constitue pas un défaut de justice. Elle a détaillé point par point les preuves et les témoignages qui ont conduit à cette condamnation.

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Les sanctions prononcées

En plus de la peine de prison, Tariq Ramadan est définitivement interdit de territoire national et privé de ses droits civiques et civils pour une durée de dix ans. Il fait également l'objet d'une injonction de soins. Le tribunal a suivi les réquisitions de l'avocat général, confirmant la gravité des faits reprochés.

Une reconnaissance pour les victimes

Ce verdict apporte une reconnaissance cruciale aux victimes, qui ont attendu des années pour voir leur parole validée par la justice. Malgré l'absence de l'accusé, la cour a insisté sur la crédibilité des plaignantes et la cohérence de leurs récits, renforçant ainsi la légitimité du procès.

Les ombres persistantes du procès

Cependant, l'absence de Tariq Ramadan et de ses avocats laisse un goût amer. Certains observateurs estiment que cela a entaché la transparence du procès, bien que la présidente de la cour ait œuvré pour maintenir l'intégrité des débats. Les avocats de la défense ont critiqué la procédure, alimentant les controverses autour de cette affaire.

Ce jugement, rendu en première instance, pourrait faire l'objet d'appels, prolongeant ainsi le processus judiciaire. Néanmoins, il représente un pas significatif dans la lutte contre les violences sexuelles et la protection des victimes vulnérables.

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