Un cas troublant de vol à Bergerac impliquant un homme schizophrène
Mercredi 25 mars, un habitant de Bergerac, âgé de 33 ans et diagnostiqué schizophrène, a comparu devant le tribunal correctionnel de la ville pour des faits de vol commis fin 2023. Accompagné de sa tutrice et de deux infirmiers, l'homme a dû répondre de son intrusion nocturne dans le domicile d'une Bergeracoise alors qu'elle dormait paisiblement.
Les circonstances étranges du cambriolage
Dans la nuit du 13 au 14 décembre 2023, le prévenu a tenté d'ouvrir plusieurs portes avant de trouver une entrée non verrouillée. Une fois à l'intérieur, il a dérobé un ordinateur portable, une enceinte audio, des bijoux et, de manière surprenante, le contenu entier du réfrigérateur. Interrogé sur ses motivations, il a simplement déclaré : « J'avais faim » pour justifier le vol alimentaire, ajoutant concernant les autres objets : « Je voulais m'acheter du shit. »
Un état mental au cœur du procès
L'homme, toujours hospitalisé en raison de sa schizophrénie, a montré des difficultés à reconnaître son état durant l'audience. Il a affirmé : « Je prends pas de médicaments, c'est des bonbons, ça a le goût de Pez », minimisant ainsi son traitement. Cependant, un rapport d'expertise psychiatrique a établi que son discernement n'était pas totalement aboli au moment des faits, ce qui a influencé la suite des événements judiciaires.
La réaction de la victime et le verdict
La victime, qui s'est constituée partie civile, a clairement exprimé son souhait : elle ne réclame aucun dédommagement financier mais insiste à plusieurs reprises sur la nécessité d'un suivi médical rigoureux. « Je souhaite qu'il soit suivi de A à Z », a-t-elle martelé, mettant l'accent sur la prise en charge de la santé mentale du prévenu plutôt que sur une sanction punitive.
Finalement, le tribunal a reconnu l'homme coupable de vol mais a décidé de ne pas le condamner, en raison de son hospitalisation en cours. Cette décision reflète une approche judiciaire qui tient compte des circonstances atténuantes liées à sa condition psychiatrique, tout en soulignant l'importance d'un accompagnement thérapeutique adapté pour prévenir de futurs incidents.



