L'affaire Mis et Thiennot, l'une des plus célèbres erreurs judiciaires françaises, connaît un nouveau rebondissement. La réhabilitation des deux hommes, condamnés en 1952 pour le meurtre d'un garde-chasse dans l'Indre, est désormais suspendue à l'interprétation de la Cour de révision. Cette décision, rendue publique le 12 juin 2026, ravive l'espoir des familles et de leurs soutiens, qui militent depuis des décennies pour la reconnaissance de leur innocence.
Un combat de longue haleine
Condamnés à perpétuité en 1952, Robert Mis et Pierre Thiennot ont toujours clamé leur innocence. Leur affaire, marquée par des aveux extorqués sous la torture et des témoignages douteux, a été l'objet de multiples demandes de révision. En 2024, la Cour de révision avait accepté d'examiner leur dossier, une première étape cruciale. Aujourd'hui, la décision finale repose sur l'interprétation des éléments de preuve, notamment des expertises balistiques et des témoignages récents.
Les arguments des avocats
Les avocats des familles Mis et Thiennot plaident pour une réhabilitation complète. Ils estiment que les nouvelles preuves, dont des analyses ADN et des reconstitutions, démontrent l'innocence de leurs clients. Selon eux, la Cour de révision doit interpréter ces éléments avec bienveillance, conformément à l'esprit de justice. Ils soulignent également l'acharnement judiciaire dont ont été victimes les deux hommes, décédés respectivement en 2001 et 2013.
Les enjeux de la décision
La décision de la Cour de révision est attendue avec impatience. Si elle est favorable, elle permettrait de réhabiliter la mémoire de Mis et Thiennot et de reconnaître l'erreur judiciaire. Dans le cas contraire, ce serait un coup dur pour les familles et pour tous ceux qui luttent contre les erreurs judiciaires. Cette affaire soulève également des questions sur les limites de la justice et la difficulté de réviser des condamnations anciennes.
Un symbole pour la justice française
L'affaire Mis et Thiennot est devenue un symbole des dérives de la justice française. Elle a inspiré des livres, des documentaires et des mobilisations citoyennes. La réhabilitation potentielle des deux hommes serait un signal fort envoyé à la société, montrant que la justice sait reconnaître ses erreurs. Les proches des condamnés espèrent que la Cour de révision rendra une décision conforme à la vérité et à l'équité.



