Rejet du recours contre l'arrêté anti-mendicité de Carcassonne
Rejet du recours contre l'arrêté anti-mendicité

Le tribunal administratif de Montpellier a rejeté mercredi un recours de la Ligue des droits de l'homme (LDH) contre l'arrêté anti-mendicité pris par le nouveau maire RN de Carcassonne, Christophe Barthès. La présidente de la LDH, Nathalie Tehio, a confirmé cette information à l'AFP.

Un arrêté controversé

Christophe Barthès, ancien député RN de l'Aude, a multiplié les décisions critiquées depuis son élection à la mairie de Carcassonne. Fin mars, il s'est mis en scène sur les réseaux sociaux pour signer son premier arrêté municipal interdisant la mendicité, qu'il considère comme un « trouble à l'ordre public ».

Une orientation antisociale dénoncée

« On continue le recours au fond en annulation, évidemment, mais on ne l'aura pas avant un an », a déclaré Nathalie Tehio. Elle a fustigé une décision qui aggrave la situation des personnes en grande pauvreté : « Le fait d'aggraver la situation par le fait d'interdire la mendicité, alors que c'est leur moyen de subsistance, on voit bien quelle est l'orientation qui est prise, qui est antisociale. »

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La LDH entend poursuivre son combat juridique contre cet arrêté, malgré le rejet de la procédure d'urgence. Le jugement sur le fond pourrait intervenir dans un délai d'environ un an.

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