Plainte pour viol : Jean-Michel Aulas refuse de se mettre en retrait
Plainte pour viol : Aulas refuse de se retirer de la Métropole

Une plainte qui éclabousse Jean-Michel Aulas

La présidente LR de la Métropole de Lyon, Véronique Sarselli, a annoncé ce jeudi 11 juin avoir demandé à son vice-président de se mettre en retrait de l'institution après la plainte pour viol visant un de ses proches conseillers pour les municipales.

L'ex-directeur de la communication pour la campagne de Jean-Michel Aulas aux élections municipales à Lyon est visé par une plainte déposée par une ancienne membre de l'équipe de campagne du candidat. Dans cette plainte déposée le 13 mai, la jeune militante affirme qu'elle a été abusée par soumission chimique, au cours d'une soirée début janvier à Lyon, selon son avocat Jean-François Barre.

Des faits signalés à Jean-Michel Aulas

Selon Me Barre, la jeune plaignante dit avoir signalé les faits un mois après, auprès de Jean-Michel Aulas et de son proche entourage, comprenant Laure Cédat et Emmanuel Imberton, deux de ses colistiers représentant la société civile, et élus depuis à la Métropole de Lyon. Ce que l'ancien président de l'Olympique lyonnais a confirmé à l'AFP. Il affirme également avoir demandé à la jeune militante quelle suite elle souhaitait donner à l'affaire. « Elle ne voulait plus le croiser, elle n'a pas voulu porter plainte, j'étais décidé à lui apporter tout mon soutien dans le choix qui était le sien », a affirmé à l'AFP l'ancien candidat.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Jean-Michel Aulas assure avoir convoqué son directeur de communication qui lui aurait indiqué, selon lui, avoir eu une relation « consentie » avec la jeune femme. Il dit l'avoir alors écarté des locaux de campagne, sans pour autant mettre fin à ses fonctions.

L'ex-responsable de la communication « conteste fermement et avec sérénité toute accusation et se tient à la disposition de la justice pour répondre à ses questions », a pour sa part déclaré son avocate Cosima Ouhioun dans un communiqué à l'AFP. « Mon client a appris par voie de presse le dépôt d'une plainte le visant. À ce jour, aucun service de police ou de justice ne l'a sollicité », ajoute-t-elle.

La demande de retrait refusée

Candidat de la droite et du centre à la mairie de Lyon, Jean-Michel Aulas a été battu par le maire sortant écologiste Grégory Doucet. Élu conseiller d'opposition à Lyon, il est en revanche vice-président de la Métropole de Lyon, dirigée par son alliée LR Véronique Sarselli, qui a battu l'écologiste sortant Bruno Bernard.

Dans un communiqué publié au lendemain de la révélation de cette plainte, cette dernière expliquait avoir, « compte-tenu de la gravité des accusations », demandé à rencontrer « trois élus de la Métropole cités nominativement dans les médias » – Jean-Michel Aulas, Laure Cédat et Emmanuel Imberton. Suite à cette rencontre, elle leur a demandé de se mettre en retrait de leurs fonctions représentatives de la Métropole de Lyon, « en respect de la victime présumée et de l'institution qu'ils représentent ». « Les violences sexuelles faites aux femmes sont évidemment un sujet auquel je suis particulièrement sensible », a-t-elle poursuivi, en disant faire « confiance à la justice » pour faire « toute la lumière » sur cette situation.

Cette dernière a annoncé lui avoir demandé de se mettre en retrait de l'institution. « Nous ne pouvons accepter cette demande de retrait » car « nous ne sommes ni mis en cause, ni impliqués dans la procédure judiciaire en cours », a répondu l'ancien patron de l'OL dans un communiqué commun avec une de ses proches et élue à la Métropole, Laure Cédat.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale