C'est avec une « immense tristesse » que la Fondation pour la mémoire de la Shoah a annoncé la mort de Pierre-François Veil, le cadet des trois fils de Simone Veil. L'avocat au barreau de Paris dirigeait l'institution dont la vocation est de soutenir la recherche, l'éducation et les actions de transmission et de préservation de la mémoire de la Shoah et de lutte contre l'antisémitisme. On ignore, pour l'heure, la cause de sa mort, survenue dans la nuit de mardi à mercredi à l'hôpital Georges Pompidou à Paris.
Un hommage unanime
Dans son hommage, la Fondation pour la mémoire de la Shoah indique : « Nous garderons de lui la mémoire d'un homme exceptionnel, engagé, courageux et d'une profonde humanité. Il laissera une empreinte forte et durable à ceux qui auront eu la chance de le connaître. » Et d'ajouter dans son communiqué : « Impliqué de longue date dans la transmission de la mémoire de la Shoah, il a œuvré à la reconnaissance des Justes parmi les Nations en tant que président du Comité français pour Yad Vashem. »
Un engagement contre l'antisémitisme
Né en mars 1954, et avocat au barreau de Paris depuis 1979, Pierre-François Veil était « soucieux de la pérennité de notre institution, de ses valeurs et de ses missions » et « s'était particulièrement investi dans la lutte contre l'antisémitisme dans un contexte de recrudescence alarmant », convaincu que « l'éducation et la transmission de l'histoire et la compréhension des enjeux politiques contemporains étaient les armes essentielles pour combattre l'antisémitisme en France et dans le monde », indique encore la Fondation, qu'il présidait depuis 2023.
Nommé chevalier de la Légion d'honneur en 2001, et promu au grade d'officier en 2010, il a un temps été marié à l'ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn. D'abord avocat dans le droit des affaires, il avait, par la suite, exercé dans les domaines du contentieux et des entreprises en difficulté au sein du cabinet Veil Jourde, aux côtés de son frère Jean Veil. En 2011, il avait défendu Renaud Donnedieu de Vabres dans l'affaire Karachi et Pierre Falcone dans l'affaire de l'Angolagate.



