Gaël Perdriau, ancien maire de Saint-Étienne, libéré sous contrôle judiciaire avant son appel
Perdriau libéré sous contrôle judiciaire avant son appel

L'ancien maire de Saint-Étienne retrouve une liberté conditionnelle avant son appel

L'ancien maire de Saint-Étienne, Gaël Perdriau, incarcéré depuis sa condamnation à quatre ans de prison ferme pour chantage à la sextape, a obtenu mercredi 4 mars 2025 sa remise en liberté sous contrôle judiciaire. Cette décision de la chambre correctionnelle de la cour d'appel de Lyon intervient jusqu'à son procès en appel, prévu en juin 2025.

Des conditions strictes imposées par la justice

L'ancien élu de 53 ans, écroué depuis le 7 janvier 2025, devra pointer tous les quinze jours au commissariat de Saint-Étienne et a interdiction de quitter la France. L'avocat général Eric Mazaud a requis ce placement, estimant que M. Perdriau « ne présente que très peu de risques » de fuite, de manipulation des preuves ou de récidive.

En visioconférence depuis la prison de Bourg-en-Bresse, où il était détenu, Gaël Perdriau a assuré : « Je respecterai comme je l'ai toujours fait les conditions qui me seront imposées. » Ses avocats ont plaidé pour sa libération, arguant que la détention provisoire ne devait pas devenir une peine anticipée.

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Un contexte personnel et professionnel fragile

Ses défenseurs ont souligné que Gaël Perdriau avait une promesse d'embauche à partir du 1er avril 2025, s'il était remis en liberté. Me Jena-Félix Luciani a expliqué : « Il a une forme de crainte immense : laisser sa famille seule face aux difficultés financières. » Cette situation ajoute une dimension humaine à l'affaire, mettant en lumière les conséquences personnelles de la procédure judiciaire.

Rappel des faits et condamnation initiale

Gaël Perdriau, maire de Saint-Étienne et président de sa métropole de 2014 à 2025, a été condamné le 1er décembre 2024 à cinq ans de prison, dont quatre ferme, et cinq ans d'inéligibilité, avec exécution provisoire. Lui et trois anciens membres de son entourage ont été reconnus coupables d'avoir :

  • Comploté pour filmer le premier adjoint Gilles Artigues à son insu dans une chambre d'hôtel avec un prostitué.
  • Utilisé cette vidéo intime pour museler ce rival politique.
  • Financé le piège avec des fonds publics.

L'ancien maire, qui a démissionné de ses mandats après le jugement, conteste fermement les faits. Son procès en appel se tiendra du 8 au 12 juin 2025, offrant une nouvelle étape dans cette affaire judiciaire complexe.

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