Un parcours atypique
Peimane Ghaleh-Marzban, président du tribunal judiciaire de Paris depuis 2024, incarne une nouvelle génération de magistrats. Né en 1972 à Téhéran, il arrive en France à l'âge de 10 ans. Après des études de droit à l'université Panthéon-Assas, il intègre l'École nationale de la magistrature en 1998. Son parcours le mène successivement à Bobigny, Créteil et Paris, où il se distingue par sa volonté de moderniser l'institution judiciaire.
Une vision moderne de la justice
Ghaleh-Marzban souhaite faire de la justice une institution plus proche des citoyens. Il a notamment mis en place des audiences participatives et développé les outils numériques pour faciliter l'accès aux procédures. Selon lui, la justice doit être transparente et compréhensible pour tous. Il insiste sur l'importance de la communication avec les justiciables et les médias.
Les défis du tribunal de Paris
Le tribunal judiciaire de Paris est le plus grand de France, avec plus de 3 000 magistrats et fonctionnaires. Ghaleh-Marzban doit faire face à des défis majeurs : la surcharge des dossiers, les délais de jugement et la vétusté des locaux. Il a lancé un plan de rénovation des bâtiments et de dématérialisation des procédures. Il souhaite également renforcer les effectifs pour réduire les délais.
Une approche humaine
Connu pour son écoute et son empathie, Ghaleh-Marzban accorde une grande importance aux victimes. Il a créé des cellules d'accueil spécifiques pour les victimes d'infractions pénales et développé des programmes de médiation. Il défend une justice restaurative qui permet de réparer le lien social. Il est également engagé dans la lutte contre les violences faites aux femmes.
Un homme de dialogue
Ghaleh-Marzban est un fervent partisan du dialogue entre les différentes professions judiciaires. Il organise régulièrement des réunions avec les avocats, les greffiers et les associations. Il participe également à des débats publics sur les réformes de la justice. Selon lui, la justice ne peut évoluer que si tous les acteurs travaillent ensemble.
Les critiques et les oppositions
Certains magistrats lui reprochent une approche trop médiatique et une volonté de faire de la justice un spectacle. D'autres estiment que ses réformes sont trop lentes. Mais Ghaleh-Marzban reste confiant et déterminé. Il considère que la justice doit s'adapter à son époque et répondre aux attentes des citoyens.
Peimane Ghaleh-Marzban incarne une justice en mouvement, tournée vers l'avenir. Son mandat à la tête du tribunal de Paris sera marqué par des réformes ambitieuses. Reste à savoir s'il parviendra à concilier les contraintes budgétaires et les exigences de la modernisation.



