Nîmes : un multirécidiviste de 57 condamnations jugé pour une série de vols
Nîmes : 57 condamnations, un multirécidiviste jugé pour vols

Un habitué des prétoires face à la justice nîmoise

Le tribunal correctionnel de Nîmes a examiné ce mardi le cas d'un multirécidiviste notoire, un homme de 55 ans cumulant pas moins de 57 condamnations à son actif. Nourredine B., détenu pour une précédente peine, comparaissait pour une série de délits commis entre janvier 2020 et janvier 2024, principalement des vols dans des véhicules et des escroqueries par carte de crédit.

Un parcours criminel débuté en 1989

Devant le président Le Jan, le prévenu a adopté une attitude tantôt coopérative, tantôt évasive. "Je m'en souviens pas", a-t-il déclaré à plusieurs reprises, invoquant des problèmes de santé et un traitement médical affectant sa mémoire. Le juge a néanmoins rappelé l'étendue de son casier judiciaire, dont la lecture intégrale a été jugée superflue compte tenu de son volume.

Le parquet a fait preuve de pragmatisme en retenant uniquement les accusations solidement étayées par des preuves, notamment des enregistrements de vidéosurveillance. Le substitut du procureur, David Malicot, a requis 18 mois d'emprisonnement en invoquant la récidive légale.

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La défense plaide la cleptomanie

Me Ludivine Gloriès, avocate de la défense, a immédiatement demandé la relaxe pour les faits insuffisamment démontrés. Pour les trois délits maintenus, elle a développé une argumentation médicale, soutenant que son client souffrait de cleptomanie, une pathologie psychiatrique selon elle trop souvent ignorée dans les procédures judiciaires.

"Son cas relève de la psychiatrie", a-t-elle insisté, plaidant pour une prise en compte thérapeutique plutôt que purement punitive.

Verdict du tribunal

Après délibéré, le tribunal a rendu son jugement :

  • Relaxe pour plusieurs infractions considérées comme non prouvées.
  • Condamnation à 15 mois de prison pour les délits retenus, soit une peine légèrement inférieure aux réquisitions du parquet.

Ce nouveau verdict s'ajoute à un long parcours judiciaire débuté en 1989, illustrant les difficultés du système à gérer la récidive et les troubles psychologiques associés à la délinquance.

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