Dans le cadre de l'affaire de la voyante, la mise en examen de l'ancien maire d'Agde, Gilles d'Ettore, a été étendue à la suite d'une journée entière d'audition par le juge d'instruction, ce mardi 17 février au tribunal de Béziers, comme a pu le constater Midi Libre.
Une mise en examen étendue pour Gilles d'Ettore
L'ancien maire d'Agde (2001 à 2024) a été entendu pendant toute une journée par le juge d'instruction. Le procureur de la République de Béziers, Arnaud Faugère, avait confirmé cette audition à Midi Libre. Avant cette audition, l'homme de 57 ans était déjà mis en examen depuis mars 2024 pour prise illégale d'intérêts, détournement de fonds publics et corruption. Sollicité par Midi Libre, Arnaud Faugère a annoncé une mise en examen étendue dans ce dossier : « Je vous confirme la mise en examen supplétive de Gilles d'Ettore pour de nouveaux faits, qualifiés de corruption passive », a-t-il communiqué tard dans la soirée de ce mercredi.
Des faits plus anciens découverts
Cette mise en examen étendue concerne toujours la même affaire, celle de la voyante. Il est reproché à Gilles d'Ettore d'avoir accordé des faveurs à Sophia Martinez, une voyante, via des entreprises du bâtiment de la région. C'est en raison de la découverte de faits plus anciens que ceux de la première mise en examen que le juge d'instruction a souhaité étendre cette dernière.
Un contrôle judiciaire violé
Après sa mise en examen initiale, l'ancien édile d'Agde avait été placé en détention provisoire de mars à juin, avant d'être relâché. Depuis, il faisait l'objet d'un contrôle judiciaire strict, avec interdiction de contact avec plus de 60 personnes présentes dans le dossier, ainsi qu'une interdiction de paraître dans l'Hérault. Alors qu'il vit en Dordogne en raison de cette mesure, Gilles d'Ettore avait été autorisé à revenir dans le département en raison de l'état de santé de sa mère, malheureusement décédée en début d'année, seulement quelques jours après son frère, Luc d'Ettore. Fin janvier, il a tout de même été placé en détention provisoire après avoir violé son contrôle judiciaire. Après huit jours en détention, il a ensuite été remis en liberté.
Une possible candidature aux municipales
Entendu par le juge d'instruction dans le cadre de cette violation du contrôle judiciaire, il avait déclaré vouloir se présenter aux élections municipales à Agde, prévues les 15 et 22 mars. S'il n'a pas fait de déclaration publique à ce sujet depuis, il n'est frappé d'aucune peine d'inéligibilité. Bien qu'interdit de se rendre dans l'Hérault, il peut donc se présenter pour briguer un nouveau mandat. Comme tous les autres candidats, il a jusqu'au 26 février pour déposer sa liste en préfecture.



