Condamnation des organisateurs de Maya Loto : soulagement des associations niçoises victimes
Maya Loto : les organisateurs condamnés, victimes soulagées

Condamnation des organisateurs de Maya Loto : un soulagement pour les associations niçoises

Les organisateurs des loteries en ligne « Maya Loto », jugés pour avoir détourné des millions d'euros au détriment d'associations caritatives, notamment celles venant en aide à des enfants malades, ont été reconnus coupables par le tribunal correctionnel de Nîmes. Cette décision a suscité un immense soulagement parmi les victimes niçoises, qui bataillaient depuis des années pour récupérer les gains promis.

Les peines prononcées contre la famille Leduc

Guy Leduc, 72 ans, fondateur de ces jeux en ligne décrit comme un « patriarche » ou un « chef de clan », a été reconnu coupable d'abus de confiance, de blanchiment et d'infractions fiscales. Absent lors de l'audience du mardi 24 mars, il a été condamné à trois ans de prison avec sursis. Il doit également rembourser les sommes dues aux douanes et au trésor public, ainsi que dédommager les parties civiles.

Le tribunal a considéré que ces délits avaient été commis en « bande organisée », impliquant sa fille Élodie, 46 ans, condamnée à 6 mois de prison avec sursis, son fils Thomas, 34 ans, condamné à 12 mois avec sursis, et un ancien associé, également condamné à 12 mois avec sursis. Lors de l'audience en décembre, le parquet avait requis des peines plus sévères, mais le tribunal a opté pour des condamnations avec sursis.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Des sanctions financières et des confiscations importantes

Les membres de la famille Leduc ont été condamnés à rembourser les sommes dues aux douanes et à payer plus de 4 millions d'euros de taxes sur les spectacles au Trésor. La juge a aussi ordonné la confiscation des saisies effectuées pendant l'enquête, comprenant :

  • Une demi-douzaine de véhicules
  • Une maison
  • Des espèces en numéraire
  • Plus de 1,6 million d'euros sur leurs comptes bancaires
  • Des cryptomonnaies

Les condamnés devront en outre indemniser les dizaines d'associations parties civiles, avec le montant des dommages fixé lors d'une nouvelle audience prévue le 30 novembre.

Le soulagement des victimes niçoises

Laurie Vitetta, présidente de l'association Le Combat de Morgane contre l'AVC pédiatrique à Nice, a exprimé sa satisfaction après l'audience. « Je suis heureuse. C'est un message super fort envoyé à tous ces animateurs qui continuent à organiser des lotos en ligne : non, on ne peut pas se faire de l'argent sur le dos des associations en faisant des lotos », a-t-elle déclaré. Elle a ajouté : « Ils payent cher, mais je pense que c'est mérité. On parle quand même d'associations de défense d'animaux, de défense d'enfants en situation de handicap, d'associations culturelles qui viennent en aide à des SDF ».

Lors de l'audience de décembre, Guy Leduc, barbe blanche et lunettes rondes, appuyé sur une canne, s'était demandé « comment ces associations avaient pu avoir le culot de porter plainte ». Au total, ces jeux en ligne ont rapporté environ 14 millions d'euros de mises, mais seulement 943 700 euros ont effectivement été versés aux associations, selon le procureur. La présidente du tribunal, Anne-Carine David, a illustré ce déséquilibre : sur 24 957 euros de mises, après déduction des coûts, seuls 500 euros ont été versés à l'association bénéficiaire.

Le fonctionnement frauduleux des Maya Loto

Les entreprises de la famille Leduc géraient intégralement l'opération : tournage, mise en ligne d'émissions hebdomadaires pour vendre des grilles de loto sous couvert d'une bonne cause, et promesse de remise des bénéfices aux associations. Cette affaire met en lumière les risques liés aux loteries en ligne non régulées et l'importance de la vigilance pour les organisations caritatives.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale